Encyclopédie de la vue

  

L’évolution de la notion de «Cataracte» (1705-1708)

brisseau et cataracte
Lettre de Brisseau àl’Académie
In: Brisseau Traité de la Cataracte et du Glaucoma
1709 p. 33-94

L’évolution de la notion de « Glaucoma »
vers celle de «Cataracte»
selon l’Académie Royale des Sciences de Paris
(1705-1708)

Robert HEITZ,
Strasbourg

 

Introduction

Jusqu’à la fin du 17e siècle, les oculistes et les traités d’ophtalmologie désignaient par le terme de « cataracte » une membrane tendue en avant de l’orifice pupillaire, « constituée de filets ou toiles qui se forment dans l’humeur aqueuse et qui peu à peu en s’épaississant empêchent les rayons de la lumière de pénétrer dans l’œil jusqu’à la rétine ».

Le traitement de la cataracte consistait « à percer l’œil, à rompre la membrane et à l’abaisser dans le bas de l’œil derrière l’iris. L’œil récupère ainsi une vision » (1).

Le terme de « glaucoma » désignait une maladie du cristallin qui devient opaque et de couleur blanchâtre. Le glaucoma était censé incurable, car on ne peut pas rendre au cristallin sa transparence perdu.

Toutefois, au début du 18e siècle, ces idées, qui semblaient définitivement acquises, furent remises en question :

« quelques médecins soutiennes à présent que ce ne sont point des pellicules ou membranes qu’on abaisse quand on fait l’opération de la cataracte, mais que c’est le cristallin devenu opaque que l’on détache et qu’on range dans la partie basse de l’œil » (2).

En déchiffrant les procès-verbaux des séances de l’Académie Royale des Sciences et en les recoupant avec les publications de cette époque, il est possible de reconstituer le déroulement du processus qui a permis aux académiciens de se mettre en question et d’approuver les nouvelles théories de la cataracte après avoir été les plus ardents défenseurs des traditions.

Les premières mises en question (1705-1706)

La première mise en question des notions traditionnelles revient à Pierre Brisseau, chirurgien à Tournay. Il avait envoyé en 1705 une lettre à l’Académie des Sciences, où elle fut lue le 18 novembre de la même année, dans laquelle il affirmait que : « la cataracte est en réalité le cristallin devenue opaque et que lorsqu’on croit abaisser une membrane de devant le cristallin c’est le cristallin lui-même que l’on abaisse. » (3)

brisseau

La lettre de Brisseau à l’Académie n’est plus conservée, mais elle a été publiée dans le Journal de Trévaux et elle est reproduite dans le « Traité de la Cataracte et du Glaucoma » publié par Brisseau en 1709 (4). Il y rapporte l’histoire d’un soldat de 35 ans atteint depuis longtemps d’une cataracte de l’œil gauche qui mourut à l’hôpital de Tournay. Le lendemain de son décès, il lui abattit la cataracte, préleva l’œil et observa qu’il avait abaissé le cristallin opacifié. La dissection de l’autre œil montrait un cristallin normal placé en son endroit habituel.

lettre de Brisseau à l'Académie
Lettre de Brisseau à l’Académie
18 novembre 1705 Registre des p-v p. 349 verso

L’Académie désigna deux de ses membres, Dodart et Méry, pour examiner le bien-fondé des affirmations de Brisseau. Vu que la rumeur s’était répandue qu’un autre chirurgien, Antoine Maitre-Jan contestait également les notions traditionnelles de la cataracte et qu’il préparait un traité sur ce sujet, Dodart lui demanda également son avis. La réponse fut lue à l’Académie par Méry le 17 février 1706 (5). Antoine y confirme que « la cataracte est une altération entière du cristallin qui perd toute ou partie de sa transparence ». Il décrit divers types de cataractes qu’il classe en curables et en incurables, mais n’apporte aucun exemple clinique (6).

antoine maitre-jan
Lettre d'Antoine Maitre-Jan
17 février 1706 Registre des p-v p. 49 recto

Suite à cette lecture, le physicien Philippe de La Hire prit la défense des positions traditionnelles avec l’argument que le glaucoma est incurable et que de toucher au cristallin entraîne irrémédiablement la cécité. La Hire avait fait des essais infructueux d’abaissement de cristallins d’yeux de bœuf et en conclut que tant qu’il existera des cas où les personnes à qui on avait abattu la cataracte pouvaient voir clair sans loupe, on ne leur a pas abattu le cristallin (7).

de la hire
Philippe de La Hire
17 février 1706 Registre des p-v p. 52 verso

Sur ces faits, l’Académie déclara ce 17 février 1706 :

« Le sentiment le plus général de la Compagnie a paru contraire à celui de Messieurs Antoine et Brisseau et la raison la plus décisive est qu’il y a des gens qui voient même sans loupe après l’opération de la cataracte et par conséquence on ne leur a pas abattu le cristallin. » (8)

académie 1706
Le sentiment de l’Académie
17 février 1706 Registre des p-v p.55 recto

L’année des doutes (1707)

Au début de l’année suivante, en 1707, parut le traité d’Antoine Maître-Jan (9). L’auteur en avait envoyé un exemplaire à L’Académie, accompagné d’une lettre circonstanciée dans laquelle il reprend les arguments exposés dans sa lettre de l’année précédente, mais les illustre cette fois-ci d’exemples cliniques et de résultats de dissections d’yeux (10).

maitre jan
Antoine Maitre-Jan
Traité des maladies de l’Œil Troyes 1707

L’exemple le plus frappant est celui d’une « pauvre femme » dont il avait abaissé avec succès la cataracte aux deux yeux, ce qui lui avait permis de voir normalement. Un mois après l ‘opération elle mourut, Antoine préleva les yeux, les disséqua, et trouva que le vitré occupait la place du cristallin abattu « dans la partie inférieure de l’uvée », sous l’iris, attaché en partie au corps ciliaire. Les cristallins étaient de couleur brune et opaque. Antoine avait également observé que les cataractes qui avaient remonté après leur abaissement se présentaient sous forme de « gros corps rond et blanc » qui n’avaient « pas la forme d’une membrane ».

Au cours du mois de mai 1707, les procès-verbaux mentionnent que l’Académie a assisté à deux séances de dissections d’yeux, l’une par Jean Méry l’autre par Littré. Ce dernier a apporté l’œil d’un homme de 22 ans qui avait depuis longtemps une cataracte. L’ouverture de la cornée a montré qu’une « membrane mince et opaque, attachée à toute la circonférence intérieure de l’iris, fermait entièrement l’orifice pupillaire. Le cristallin était transparent » (11). Après cette observation, les académiciens restaient convaincus que la cataracte était une membrane.

Littré
Dissection d’un œil par Littré
28 mai 1707 Registre des p-v p. 208 recto

Méry présenta le 27 août 1707 une synthèse des observations connues (12). Il réunit les observations contraires à la nouvelle hypothèse qui « soutient que l’on peut voir sans cristallin » :

  • - celle d’un homme de la ville de Sedan, où l’extraction transcornéenne du cristallin luxé dans la chambre antérieure n’a pas permis de rétablir la vision,
  • - celle de la dissection d’un œil par Littré qui a montré l’existence d’une membrane opaque associé à un cristallin transparent,
  • - celle d’un « pauvre prêtre », chez lequel le cristallin avait été abattu, mais était remontée et avait passé dans la chambre antérieure, où l’on pouvait voir que c’était une membrane exactement ronde et qu’il s’agit donc d’une pellicule,
  • - celle d’une malade morte à l’Hôtel-Dieu dont il avait disséqué l’œil atteint de glaucoma et dont l’humeur aqueuse ne s’écoulait plus dans la chambre antérieure en raison d’une adhérence du cristallin glaucomateux à l’iris.

Méry en conclut que l’opinion des Anciens est vraie et que l’opinion des Modernes est fausse. Abattre le cristallin est dangereux, puisque les malades restent privés de la vue comme auparavant. Méry exprime néanmoins quelques doutes, puisque Antoine rapporte que ses malades ont recouvré la vue après qu’il leur avait abattu le cristallin, et que dans le cas de la « pauvre femme » cité dans le traité, cet auteur avait trouvé les cristallins placés dans le bas de l’œil.

Méry tire encore quelques autres conclusions intéressantes :

  • Une cataracte luxée dans la chambre antérieure peut être extraite par une incision de la cornée, l’humeur aqueuse se régénère rapidement et la cicatrisation de la cornée se fait sans conséquences optique si elle est pratiquée en périphérie.
  • Il ne faut pas enlever de membrane trop fortement attachée à l’iris au risque de déchirer ce dernier.
  • L’humeur aqueuse se forme dans la chambre postérieure au niveau de « petites glandes jointes aux fibres ciliaires ».

Quelques mois plus tard, le 7 décembre 1707, Gabriel-Philippe de La Hire (le fils) intervient à l’Académie pour rapporter qu’il avait assisté récemment à l’abaissement d’une cataracte par l’oculiste Woolhouse, qu’il s’agissait « d’une membrane dure et blanche » et que sitôt cette membrane abattue, le malade voyait les objets que l’on lui présentait (13).

gabriel philippe de la hire
Gabriel-Philippe de La Hire, le fils
7 décembre 1707 Registre des p-v p. 426 recto

Il s’est également attaché à vérifier l’hypothèse ancienne que l’humeur aqueuse se mélangeant avec le vitré créait des perturbations de la réfraction. En mélangeant du vitré d’un œil de bœuf avec de l’eau, il n’a pas trouvé de déformations notables des rayons lumineux. Il conclut donc qu’une personne à qui on aurait abattu le cristallin pourrait voir pourvu qu’elle se servit de verres convexes.

Le secrétaire de l’Académie, Fontenelle, en faisant la synthèse des travaux de l’année 1707, releva les contradictions entre les observations des académiciens et celles d’Antoine. Le fait que La Hire a montré qu’il fut possible de voir sans cristallin, est en faveur des observations d’Antoine, « mais il ne s’ensuit pas qu’on abatte toujours le cristallin quand on croit abattre la cataracte, ceci n’est pas crédible après ce que Littré avait fait voir à l’Académie » (14).

Fontenelle
La synthèse de Fontenelle
Histoire de l’Académie Royale des Sciences 1707 p. 22

 

L’année des nouvelles certitudes (1708)

Le registre des procès verbaux des premiers mois de l’année 1708 ne comporte pas d’éléments importants, exception faite de la lecture en janvier d’une nouvelle lettre de l’oculiste Woolhouse plaidant en faveur de l’ancienne hypothèse (15).

Mais le 20 juin 1708, le registre porte l’inscription énigmatique : « on a examiné deux faits importants par rapport à la question des cataractes sur lesquelles M. Méry donnera un mémoire » (16). Il s’agissait de la dissection du globe d’un homme mort dont la cataracte avait été abattue. A l’ouverture du globe, les académiciens furent étonnés de ne pas trouver une « cataracte membraneuse », mais un « cristallin glaucomatique » opaque placé dans la partie inférieure du vitré.

mery
La dissection de deux yeux par Méry
20 juin 1708 Registre des p-v p. 229 recto

Le 27 juin 1708, Méry intervint sous le titre « De la Cataracte et du Glaucoma » (17). Il rappelle ses interventions de l’année précédente. Mais récemment il a changé d’avis :

D’une part en apprenant la suite de l’histoire de l’observation du « pauvre prêtre » dont la cataracte avait été abattue et qui était repassé dans la chambre antérieure où il avait cru qu’il s’agissait d’une membrane. Ce prêtre a été opéré par le chirurgien Petit en présence de Méry et de l’oculiste Charles de Saint Yves. Petit avait fait une incision de la cornée à travers laquelle il a tira cette prétendue membrane. Les assistants reconnurent que c’était le cristallin devenu opaque.

En second lieu, il rappelle la dissection du globe d’un homme opéré de cataracte qu’il avait pratiquée la semaine précédente et où les académiciens ont pu constater qu’il ne s’agissait pas d’une membrane, mais du cristallin opacifié qui avait été abattu dans le corps vitré.

Méry avoue qu’il s’était trompé. Il reconnaît « qu’on peut sans risque abattre le cristallin ‘glaucomatique’, vu qu’après l’opération on recouvre la vue ».

Mémoire de Mery
Le Mémoire de Méry
27 juin 1708 Registre des p-v p. 235 recto–238 recto

Au cours de la même séance Gabriel-Philippe de La Hire présenta sous le titre de « Remarques sur la Cataracte et le Glaucoma » l’interprétation optique des nouvelles hypothèses de la cataracte (18). Il confirme qu’il ne se crée de diffraction gênante, ni par le mélange de l’humeur aqueuse avec le vitré, ni par l’espace laissé vacant par le cristallin abaissé. Puis, il démontre sur un œil artificiel constitué d’une sphère de verre remplie de liquide homogène qu’un verre convexe est capable de focaliser les rayons et donc de suppléer à l’absence de cristallin.

27 juin 1708  Registre des p-v  p. 238 recto–241 verso
Gabriel-Philippe de La Hire
27 juin 1708 Registre des p-v p. 238 recto–241 verso

Fontenelle résume finalement la nouvelle position de l’Académie : « l’on peut vois sans cristallin, c’est à dire sans ce qui a toujours passé pour le principal instrument de la vision » (19).

fontenelle 1708
La synthèse de Fontenelle
Histoire de l’Académie Royale des Sciences 1708 p. 39-42

En 1709 parut le traité de Brisseau (20). Méry disséqua à nouveau à l’Académie les yeux d’un homme atteint de cataracte (21). Les académiciens ont pu constater que les cristallins étaient opacifiés. Ce qui a convaincu les derniers hésitants. Seul l’oculiste Woolhouse continuait à douter de l’évidence. Il avait été invité à la dissection, mais s’était fait excuser.

Traité de Brisseau 17099
Le Traité de Brisseau
Traité de la Cataracte et du Glaucoma Paris, 1709

Discussion

Les procès-verbaux de l’Académie des Sciences des années 1705 à 1708 permettent de reconstituer les débats qui ont amené les académiciens à réviser les notions admises depuis des siècles sur le siège et la nature de la cataracte, le vocabulaire, la physiologie oculaire, l’optique intraoculaire et la chirurgie de la cataracte.

Les académiciens reconnaissent que :

  • la cataracte n’est pas une membrane tendue dans l’espace pupillaire en avant du cristallin, mais est en réalité le cristallin opacifié
  • à partir de 1708, le terme de « cataracte » sera utilisé pour désigner le cristallin opacifié,
  • ce qui était désigné auparavant par le terme de cataracte est en fait une membrane résiduelle post inflammatoire que nous appelons synéchie pupillaire
  • le terme de « glaucoma » qui était attribué au cristallin opacifié est dorénavant inadapté pour cet usage. (Il persista pour désigner d’abord un trouble du vitré associé à une coloration verdâtre de l’aire pupillaire (22), puis après Graefe la pathologie liée à l’hypertension intraoculaire),
  • l’on peut voir sans cristallin qui a toujours passé pour être l’organe principal de la vue,
  • l’humeur aqueuse est sécrétée en arrière de l’iris et circule vers la chambre antérieure,
  • le mélange de l’humeur aqueuse avec le vitré ne produit pas de troubles de la réfraction,
  • un œil sans cristallin ou avec un cristallin abattu peut voir net avec un verre convexe,
  • en abattant la cataracte, on luxe le cristallin opacifié dans le vitré,
  • un cristallin luxé dans la chambre antérieure peut être extrait par une incision cornéenne.


Brisseau
Traité de la Cataracte et du Glaucoma Paris, 1709

Conclusions

On représente parfois l’Académie Royale des Sciences comme une assemblée de conservateurs défendant les notions traditionnelles. Les débats sur la cataracte et le glaucoma montrent qu’il n’en est rien.

On ne peut qu’être admiratif devant la souplesse intellectuelle et l’adaptabilité des académiciens. Certes, Jean Méry a joué un rôle essentiel dans cette évolution. Il n’a pas hésité à avouer qu’il s’était trompé et à proclamer qu’il avait changé d’opinion.

Malheureusement, les positions nouvelles de l’Académie n’ont pas reçu la même approbation des savants des autres pays, ni des oculistes ambulants qui défendaient des arguments traditionnels. Il faudra de nouveaux travaux, dont ceux de l’académicien François Pourfour du Petit et surtout une nouvelle génération d’oculistes dont Jacques Daviel pour abandonner définitivement les idées traditionnelles sur la cataracte.

Adresse de l'auteur: Dr. Robert HEITZ, 23A rue Trubner F 67000 Strasbourg
Dpt. d’Histoire et de Philosophie de la Vie et de la Santé, Université Louis Pasteur, Strasbourg France

Notes bibliographiques

1 - De La Hire, Philippe « Remarques & Réflexions sur la nature des Cataractes qui se forment dans l'œil » Registre des procès-verbaux des séances de l'Académie Royale des Sciences, tome 25 (du 6 janvier 1706 au 22 décembre 1706), p. 52 verso - 55 recto, séance du mercredi 17 février 1706. Texte transcrit dans les Mémoires de l’Académie des Sciences pour l’années 1706, 20-24, Jean Boudot, Paris 1708.

2 - Mêmes références que note 1.

3 - Registre des procès-verbaux des séances de l'Académie Royale des Sciences, tome 24 (du 7 janvier 1705 au 25 décembre 1705) p. 349 verso, séance du mercredi 18 novembre 1705, document non reproduit dans les Mémoires de l'Académie Royale des Sciences.

4 - Journal de Trévaux, décembre 1706, p. 2023 – 2033 et Pierre Brisseau, « Traité de la Cataracte et du Glaucoma » Laurent d’Houry, Paris 1709, p. 33 – 94.

5 – Registre des procès-verbaux des séances de l'Académie Royale des Sciences, tome 25 (du 6 janvier 1706 au 22 décembre 1706), p. 49 recto, séance du mercredi 17 février 1706 : « M. Méry, a lu la lettre suivante qu'il a reçue de M. Antoine, à l'occasion de ce que M. Dodart avait lu de M. Briceau le 18 Novembre 1705 ».

6 - Registre des procès-verbaux des séances de l'Académie Royale des Sciences, tome 25 (du 6 janvier 1706 au 22 décembre 1706), p. 49 recto - 52 verso, séance du mercredi 17 février 1706, document non reproduit dans les Mémoires de l'Académie Royale des Sciences.

7 – Même référence que note 1.

8 - Registre des procès-verbaux de l'Académie Royale des Sciences, tome 25 (du 6 janvier 1706 au 22 décembre 1706) p. 55 recto, séance du mercredi 17 février 1706. Texte repris partiellement par Fontenelle : « Sur les Cataractes des Yeux » Histoire de l'Académie Royale des Sciences pour l'année 1706, 12-15, Jean Boudot, Paris 1708.

9 - Antoine Maître Jean, « Traité des Maladies des Yeux et des Remèdes propres pour leur Guérison », Lefevre Troyes 1707.

10 - Registre des procès-verbaux des séances de l'Académie Royale des Sciences, tome 26 (du 8 janvier au 2 juillet 1707) p. 64 recto, séance du mercredi 16 février 1707 : « L’Académie a reçu de la part de M. Antoine un Traité des Maladies de l’œil etc qu’il vient d’imprimer. On l’a mis entre les mains de M. Homburg qui en fera son rapport. »

La lettre d’Antoine Maître-Jan à l’Académie y fut lue par Jean Méry le samedi 26 et le mercredi 30 mars 1707 : Registre des procès-verbaux des séances de l'Académie Royale des Sciences, tome 26 (du 8 janvier au 2 juillet 1707), p. 107 recto, séance du samedi 26 mars 1707 : « M. Méry a commencé à lire une lettre que lui a écrite M. Antoine sur les cataractes, selon le système qu’il a soutenu dans son livre. » et p. 113 recto, séance du mercredi 30 mars 1707 : « M. Méry a continué la lecture de la lettre de M. Antoine commencée le 26. ».

11 - Registre des procès-verbaux des séances de l'Académie Royale des Sciences, tome 26 (du 8 janvier au 2 juillet 1707) p. 208 recto - 208 verso, séance du samedi 28 mai 1707.

12 - Méry, Jean « Question de Chirurgie - Savoir si le ‘Glaucoma’ et la Cataracte sont deux différentes, ou une seule et même Maladie » Registre des procès-verbaux des séances de l'Académie Royale des Sciences, tome 26 bis (du 6 juillet 1707 au 24 décembre 1707), p. 362 recto - 369 recto, séance du 23 août 1707. Transcrit dans les Mémoires de l'Académie Royale des Sciences pour l'année 1707, 491 - 501, Jean Boudot Paris 1709.

13 - De La Hire, Gabriel-Philippe (le fils) « Remarques sur la Cataracte et le ‘Glaucoma’ » Registre des procès-verbaux des séances de l'Académie Royale des Sciences, tome 26 bis (du 6 juillet au 24 décembre 1707), p. 426 recto - 427 verso, séance du mercredi 7 décembre 1707. Transcrit dans les Mémoires de l'Académie Royale des Sciences pour l'année 1707, 553 - 555, Jean Boudot Paris 1709.

14 - Fontenelle « Sur les Cataractes des Yeux » Histoire de l'Académie Royale des Sciences pour l'année 1707, 22 - 25, Jean Boudot Paris 1709.

15 - Registre des procès-verbaux des séances de l'Académie Royale des Sciences, tome 27, (du 7 janvier au 22 décembre 1708), p. 3 verso, séance du samedi 7 janvier 1708 : « Mr. de La Hire le fils a commencé à lire une 2e lettre de Mr. Wolhouse au P. Le Brun de l’Oratoire par laquelle il soutient l’opinion commune sur la cataracte, et réfute Mr. Brisseau qui avait proposé quelques objections. » et p. 5 recto, séance du mercredi 11 janvier 1708 : « M. de La Hire le fils a achevé la lecture de la lettre de M. Wolhouse ».

16 - Registre des procès-verbaux des séances de l'Académie Royale des Sciences, tome 27, (du 7 janvier au 22 décembre 1708), p. 229 recto, séance du mercredi 20 juin 1708.

17 - Méry, Jean, « De la Cataracte et du ‘Glaucoma’ » Registre des procès-verbaux des séances de l'Académie Royale des Sciences, tome 27, (du 7 janvier au 22 décembre 1708), 235 recto - 238 recto, séance du 27 juin 1708. Transcrit dans les Mémoire de l'Académie Royale des Sciences pour l'année 1708, 241 - 245, Jean Boudot Paris 1709.

18 - De La Hire, Gabriel Philippe (le fils) « Remarques sur la Cataracte et le Glaucoma » Registre des procès-verbaux des séances de l'Académie Royale des Sciences, tome 27, (du 7 janvier au 22 décembre 1708), 238 recto - 241 verso, séance du 27 juin 1708. Transcrit dans les Mémoire de l'Académie Royale des Sciences pour l'année 1708, 245 - 250, Jean Boudot Paris 1709.

19 – Fontenelle, « Sur la Cataracte des Yeux » Histoire de l'Académie Royale des Sciences pour l'année 1708, 39 - 42, Jean Boudot Paris 1709.

20 - Pierre Brisseau, « Traité de la Cataracte et du Glaucoma », Laurent d’Houry, Paris 1709.

21 - Registre des procès-verbaux des séances de l'Académie Royale des Sciences, tome 28, (du 9 janvier au 20 décembre 1709), p. 91 recto – 91 verso, séance du mercredi 13 mars 1709. Également rapporté par Fontenelle dans : Histoire de l’Académie Royale des Sciences pour l’année 1709, 22, Jean Boudot Paris 1711.

22 – Selon Brisseau 1709, voir note 20.