Espace Ophtalmologistes

2011 Rapport Hénart

Les Ophtalmologistes de France communiquent : le 10 février 2011

SANTE DE LA VUE : Les ophtalmologistes soutiennent le rapport Hénart.

Ce rapport peut apporter selon eux, une solution logique, pragmatique et consensuelle à la préservation et au développement en France d’une filière visuelle performante et accueillante, dans le souci prioritaire de l’accès aux soins et de la santé de la vue des Français.

  1. Ils notent avec satisfaction que l’urgence de la situation est enfin prise en compte. ("La question des nouveaux métiers en santé est en réflexion depuis plusieurs années…  Elle doit être maintenant tranchée ») ;
  2. Ils approuvent le fait de conforter et développer d’abord les « métiers socles », comme les ophtalmologistes ont déjà commencé à le faire avec les orthoptistes et les opticiens. Une licence universitaire, avec des enseignements rénovés et des budgets pérennes, pourrait utilement prendre appui sur ce socle ainsi consolidé.
  3. Ils trouvent intéressant à terme la possibilité de former des professionnels « praticiens » au niveau Master, bien que ce soit encore prématuré pour notre filière, qui devra l’envisager par étapes, la priorité actuelle étant de disposer d’enseignants et de personnels d’encadrement en nombre suffisant ;
  4. Ils soutiennent l'idée novatrice de compléter les initiatives du terrain en respectant l'esprit de l'article 51, par un dispositif de programmes nationaux Ils regrettent cependant que cela semble réservé aux nouveaux Masters, alors que de nombreux protocoles peuvent se réaliser au niveau licence ou avec une formation complémentaire courte pour un impact rapide et important sur la qualité des soins.
  5. Ils acquiescent à  cette démarche volontairement pragmatique, en soulignant 3 points importants :
  •      Il faut réfléchir en priorité aux moyens de financer le plus rapidement  possible de nouvelles coopérations médecins-paramédicaux
  •      Il  est regrettable que la mission ne se soit pas intéressée aux besoins en assistants dans les cabinets médicaux, car il y a là un gisement important d’emplois à exploiter à court terme et une solution à la demande croissante de soins et à la pénurie de praticiens existante et à venir.
  •      Il faudrait, surtout, que l’avenir des professions de santé soit enfin pris en compte au ministère de l’Enseignement supérieur

Les ophtalmologistes de France sont prêts à collaborer activement à la réalisation des objectifs définis dans ce rapport afin de préserver une filière visuelle garantissant la qualité et la sécurité des soins dispensés à nos concitoyens.