Espace Ophtalmologistes

2012 Traitement DMLA : les injections remises en cause ?

Les ophtalmologistes de France demandent aux autorités de réglementer pour pouvoir continuer à utiliser le forfait « sécurité-environnement » (SE2) dans le cadre du traitement de la DMLA

Docteur Jean-Bernard Rottier, Président du SNOF « Nous déclarons l’urgence sanitaire »

Paris, le 4 juillet 2012 – La Caisse Régionale d’Assurance-Maladie de PACA vient de décider que les établissements de santé voulant utiliser le forfait SE2 (60€), dans le cadre des injections de ranibizumab pour la prise en charge des patients atteints de dégénérescences maculaires exsudatives, devraient alors fournir le produit (1093,71€). A l’heure actuelle, le ranibizumab est la seule molécule homologuée par l’Agence Nationale de Sécurité des Médicaments (ANSM) qui permette de traiter efficacement les DMLA – une affection qui conduit à une cécité légale (vision inférieure à 1/20ième ) en quelques jours si elle n’est pas soignée à temps.

Jean-Bernard Rottier, président du Syndicat National des Ophtalmologistes de France (SNOF), alerte :

« 50 000 patients sont suivis annuellement pour une DMLA de type exsudatif. Ces personnes doivent subir en moyenne 7 injections la première année et 3 à 4 les années suivantes, sous peine de devenir de grands handicapés visuels. L'attitude de la Caisse Régionale d’Assurance-Maladie de PACA est réglementairement juste mais médicalement dramatique car elle conduit à l'arrêt de facto de 80% des injections. En pratique seuls les médecins de secteurs 2 ont la possibilité légale de demander un complément d'honoraires permettant de dédommager la clinique pour la mise à disposition du personnel et de la salle stérile. La contagion aux autres régions n'est pas à exclure. A l'heure où les compléments d'honoraires sont montrés du doigt, la caisse de PACA les rend obligatoires : la bourse ou la vue ! »

A propos du SNOF :

Créé en 1906, le SNOF a pour but "d'étudier et de préparer en collaboration avec les pouvoirs publics et les autorités compétentes l'application des mesures générales de protection de la santé publique pouvant se rapporter à l'exercice de l'ophtalmologie". Avec ses 2900 adhérents, il regroupe 2/3 des ophtalmologistes de France et obtient ainsi le taux de syndicalisation le plus élevé des syndicats français.

Il constitue l’interface entre les ophtalmologistes, avec leurs priorités de médecins, l’intérêt de leurs patients, leur volonté de garantir un accès à des soins de qualité et les pouvoirs publics.

Le SNOF (www.snof.org) propose des schémas éprouvés de délégation de tâches, de collaboration accrue avec les orthoptistes et les opticiens, pour que la pratique de l’exercice médical soit acceptable par les ophtalmologistes d’aujourd’hui et de demain, et préserve au mieux la santé de leurs patients.

Contact presse : Isabelle Pestourie – ipestourie@hopscotch.fr - 01 58 65 10 77