Accueil | Photothèque | Annonces | Art | Histoire | Liens | Vue | Maladies | Chirurgie | Homepage | Nous écrire


FICHE d'information n°56     novembre 2000

Voir la liste des fiches

Tumeurs de la glande lacrymale

Madame, Mademoiselle, Monsieur,

A l'issue de l'examen ophtalmologique qui vient d'être réalisé, et en confrontation avec les données des examens complémentaires, votre ophtalmologiste a diagnostiqué une tumeur développée aux dépens de votre glande lacrymale.

Cette fiche contient l'information sur l'opération qui vous est proposée, sur ses résultats et sur ses risques.

Dans un premier temps vous pourrez consulter la fiche "tumeur de l'orbite" dont les généralités vous permettront de mieux appréhender votre pathologie.

Qu'est-ce que la glande lacrymale ?

La glande lacrymale est située dans la partie supérieure et externe de l'orbite, juste sous le rebord osseux supérieur. Elle est constituée de 2 lobes, un profond orbitaire et un plus superficiel palpébral. Sa fonction consiste comme son nom l'indique à sécréter les larmes. Le film lacrymal étalé à la surface oculaire la lubrifie et la protège.

______________________________

Comment diagnostiquer une tumeur de la glande lacrymale ?

L'augmentation de volume de la glande lacrymale se traduit par la perception ou la palpation d'un relief dans la partie externe du creux sus-orbitaire et/ou du cul-de-sac conjonctival supérieur. La tumeur peut également déplacer le globe oculaire, en général en bas et en dedans. L'inflammation de certaines tumeurs peut être à l'origine d'une rougeur et de douleur. Les examens radiologiques pratiqués sont comme pour les autres tumeurs orbitaires le scanner et l'imagerie par résonance magnétique.

Le diagnostic définitif sera fait bien sûr par l'examen histologique pratiqué soit après excision chirurgicale complète, soit après biopsie d'un échantillon de la tumeur.

De quels types de tumeur s'agit-il ?

1) Les tumeurs inflammatoires

- L'inflammation aiguë de la glande lacrymale peut être virale ou bactérienne et guérit avec un traitement médical adapté.

- L'inflammation de la glande lacrymale peut s'inscrire dans le cadre de maladies de système c'est-à-dire qui touchent plusieurs organes. Leur traitement s'intègre a celui de la maladie générale.

- L'inflammation de la glande lacrymale peut être isolée et d'origine inconnue, on l'appelle alors orbitopathie inflammatoire non spécifique. Elle est en général traitée par des corticoïdes.

Toutes ces tumeurs sont bénignes.

2) Les tumeurs lymphoïdes font partie de la famille des lymphomes. Un bilan général est nécessaire. Leur pronostic est nettement meilleur que celui des autres tumeurs malignes de la glande lacrymale.

3) Les kystes : ils sont tout à fait bénins et d'exérèse chirurgicale simple.

4) Les tumeurs mixtes bénignes ou adénome pléomorphe. Il s'agit de tumeurs bénignes car elles ne produisent pas de métastases. Néanmoins elles sont localement invasives, et si elles ne sont pas enlevées en totalité elles peuvent récidiver en envahissant les tissus mous orbitaires ainsi que les parois osseuses de l'orbite et du crâne.

5) Les tumeurs malignes : elles sont plus rares (5%). Ces tumeurs sont très invasives et engagent de façon très sérieuse le pronostic vital.

Pourquoi opérer ?

L'intervention est rendue nécessaire pour connaître la nature exacte de votre tumeur, et pour empêcher une extension régionale et/ou générale.

Le traitement

- Les orbitopathies inflammatoires non spécifiques sont en général traitées par des corticoïdes

- Les tumeurs lymphoïdes sont traitées par radiothérapie et/ou chimiothérapie.

- Les autres tumeurs bénignes (kyste ou adénome pléomorphe) sont traitées chirurgicalement. Une extension en profondeur dans l'orbite peut amener le chirurgien à effectuer une dépose osseuse externe (cf "tumeur de l'orbite").

- Les tumeurs malignes: La biopsie et au besoin l'examen extemporané (cf "tumeur de l'orbite") confirmeront la nature maligne de la tumeur. Il faut dans la grande majorité des cas effectuer une exentération élargie aux parois osseuses adjacentes complétée parfois par une radiothérapie. Les récidives sont malgré tout assez fréquentes.

Évolution post-opératoire habituelle.

(cf fiche "tumeurs de l'orbite")

Les complications du traitement.

(cf fiche "tumeurs de l'orbite")

L'opéraüon des tumeurs de la glande lacrymale n'échappe pas à la règle générale selon laquelle il n'existe pas de chirurgie sans risque. Il n'est donc pas possible à votre ophtalmologiste de garantir formellement le succès de l'intervention.

L'ablation chirurgicale et/ou la radiothérapie d'une partie ou de la totalité de la glande lacrymale peuvent réduire de façon considérable la sécrétion lacrymale. Il en résulte une sécheresse lacrymale que vous devrez compenser par l'instillation régulière de larmes artificielles.

Votre ophtalmologiste est disposé à répondre à toute question complémentaire que vous souhaiteriez lui poser.

Les dispositions réglementaires font obligation au médecin de prouver qu'il a fourni l'information au patient. Aussi vous demande-t-on de signer ce document dont le double est conservé par votre médecin.

Je soussigné ...........................................................................reconnais que la nature de l'examen ou de l'intervention, ainsi que ses risques, m'ont été expliqués en termes que j'ai compris, et qu'il a été répondu de façon satisfaisante à toutes les questions que j'ai posées.

J'ai disposé d'un délai de réflexion suffisant et

donne mon accord

ne donne pas mon accord

pour la réalisation de l'acte qui m'est proposé.

Date et Signature:



EDITE ET DIFFUSE POUR LE SYNDICAT NATIONAL DES OPHTALMOLOGISTES DE FRANCE
PAR OPH-COMMUNICATION SARL - 1, RUE DES PUCELLES - 67000 STRASBOURG -
TÉL 03 88 35 01 09 - FAX 03 88 25 51 90

JMM 12/00