FICHE d'information n°59 novembre 2000
Madame, Mademoiselle, Monsieur, Vous être atteint d'une lésion tumorale conjonctivale suspecte dont il faut préciser la nature par une intervention.
Cette fiche contient l'information sur l'opération qui vous est proposée, sur ses résultats et sur ses risques.
Rappel anatomique
La conjonctive : c'est la membrane transparente qui recouvre une partie de l'oeil et des paupières.
La tumeur : elle est constituée par une prolifération de cellules au niveau de votre conjonctive qui peut être soit de nature bénigne et qui ne comporte alors pratiquement pas de risque de récidive et aucun risque de propagation à distance, soit de nature maligne (cancer) et qui comporte alors un risque plus ou moins important d'extension, de récidive loco-régionale et de propagation a distance (métastase) engageant le pronostic vital.
Pourquoi vous opérer de votre tumeur ?
Votre praticien va réaliser une exérèse chirurgicale totale ou partielle de votre tumeur (si elle est trop volumineuse) afin d'en obtenir un examen anatomo-pathologique qui précise sa nature bénigne ou maligne. Cet examen anatomo-pathologique peut être fait en cours d'intervention.
Déroulement de l'intervention
L'intervention est réalisée alors que le patient est installé sur le dos, en milieu chirurgical stérile et sous microscope.
On réalise en général une exérèse totale de la lésion et on reconstruit soit en faisant glisser la conjonctive adjacente, soit en faisant une greffe. Si l'on a besoin de faire une greffe, le greffon est prélevé soit sur la conjonctive du même oeil ou de l'oeil opposé, soit au niveau de la muqueuse buccale.
Les incidents et complications peropératoires sont très rares et imprévisibles. Les complications graves sont exceptionnelles, il s'agit plus souvent d'incidents. On peut notamment être obligé de réaliser une greffe initialement non programmée ou de prélever un second greffon. La perforation du globe en fixant certains points sur la sclère est rarissime.
Une réintervention peut être nécessaire pour élargir les limites de l'exérèse lorsque l'examen anatomopathologique met en évidence la persistance de tissu tumoral au bord de la pièce d'examen.
Évolution postopératoire habituelle
- Les soins locaux sont réduits à l'instillation de gouttes, à l'application d'une pommade et au port d'une protection selon des modalités et durant une période qui vous seront précisées par votre chirurgien. Il est parfois nécessaire de procéder à l'ablation de fils de suture.
- L'activité professionnelle, l'utilisation de machines ou d'instruments dangereux, la conduite automobile sont déconseillées pendant une période limitée qui sera définie par votre ophtalmologiste.
- Les suites immédiates sont en général simples avec des douleurs postopératoires variables mais le plus souvent faibles et une rougeur oculaire plus ou moins importante pouvant persister pendant 1 mois. Elle est fonction de l'importance de la lésion initiale et de l'hémorragie sous-conjonctivale. Les points de suture peuvent être gênants surtout quand ils sont sous la paupière supérieure. Ils sont éventuellement enlevés avant le 15ème jour.
- En fonction des résultats de l'examen anatomo-pathologique et des examens complémentaires, il pourra être nécessaire de compléter l'exérèse et/ou d'effectuer des traitements complémentaires telles que cryothérapie, radiothérapie et chimiothérapie. En cas de lésion maligne vous serez amené à consulter régulièrement votre spécialiste et à effectuer des bilans d'extension loco-régionale et générale périodiques.
Les complications d'une tumeur de la conjonctive
L'opération d'une tumeur de la conjonctive n'échappe pas a la règle générale selon laquelle il n'existe pas de chirurgie sans risque. Il n'est donc pas possible à votre ophtalmologiste de garantir formellement le succès de l'intervention.
Les complications suivantes peuvent être observées :
- liées à la chirurgie conjonctivale : lâchage de sutures, greffes qui ne prennent pas, adhérences au niveau des culs-de-sac conjonctivaux ou des muscles oculo-moteurs gênant la mobilité oculaire et/ou palpébrale...
- liées aux traitements complémentaires notamment radiothérapique : on peut observer principalement une sécheresse oculaire plus ou moins importante allant jusqu'à la kératite, une cataracte, plus rarement un glaucome néovasculaire ou une rétinopathie radique...
- liées aux tumeurs cancéreuses : même en cas de traitement correct, on peut voir survenir des récidives sur l'oeil au niveau de la zone d'exérèse ou à distance qui poseront le problème de leur traitement pouvant aller jusqu'à une chirurgie plus mutilante. On pourra également avoir des récidives loco-régionales ou des métastases touchant différents organes parfois très à distance de l'intervention.
Les dispositions réglementaires
font obligation au médecin de prouver qu'il a fourni
l'information au patient. Aussi vous demande-t-on de signer
ce document dont le double est conservé par votre
médecin. Je soussigné
...........................................................................reconnais
que la nature de l'examen ou de l'intervention, ainsi que
ses risques, m'ont été expliqués en
termes que j'ai compris, et qu'il a été
répondu de façon satisfaisante à toutes
les questions que j'ai posées. donne mon accord ne donne pas mon accord pour la réalisation de l'acte qui
m'est proposé.
J'ai disposé d'un délai de réflexion
suffisant et
Date et Signature:
PAR OPH-COMMUNICATION SARL - 1, RUE DES PUCELLES - 67000
STRASBOURG -
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