FICHE d'information n° 54
Madame, Mademoiselle, Monsieur,
Vous êtes atteint d'une métastase choroïdienne responsable des symptômes que vous ressentez ou qui ont été découverts par votre ophtalmologiste . celui-ci vous propose de réaliser une irradiation externe car il s'agit d'une tumeur agressive , cancéreuse dont l'évolution risque de menacer la fonction et même la conservation de l'oeil.
Cette fiche contient l'information sur l'opération qui vous est proposée, sur ses résultats et sur ses risques.
Elle consiste à envoyer des rayons dans la tumeur intra-oculaire afin d'en provoquer la régression et d'arrêter son développement dans l'oeil.
Parce qu'une métastase choroïdienne est une tumeur maligne développée dans la couche pigmentée profonde de l'oeil (choroïde) dont la croissance incontrôlée peut entraîner un envahissement de l'oeil. Cette tumeur résulte de la colonisation de la choroïde par des cellules tumorales provenant par migration sanguine d'une tumeur à distance (sein, poumon ). Le rôle de l'ophtalmologiste est de prendre en charge cette localisation secondaire, alors que la tumeur primitive doit être prise en charge par un ou d'autres spécialistes. L'exploration d'un telle tumeur se fait localement par l'échographie, l'angiographie, ainsi qu'une IRM et/ou un scanner orbito-crânien. Les explorations générales parfois nombreuses évaluent la tumeur primitive en cause en collaboration avec d'autres spécialistes.
Parce qu'une irradiation externe vise à empêcher la tumeur de croître davantage, et donc de menacer à la fois d'oeil et la vision, en lui délivrant des rayons, avec cependant une irradiation inévitable de l'oeil. Une alternative possible à l'irradiation externe est la pose d'une plaque radioactive (cf.fiche).
Ce traitement se fait sous la responsabilité d'un radiothérapeute.
La réalisation technique consiste à installer le patient devant une source de rayonnement strictement localisé à l'oeil. L'irradiation est faite en plusieurs séances jusqu'à obtention de la dose totale souhaitée pour obtenir un effet thérapeutique.
Ce traitement ne nécessite habituellement pas d'hospitalisation.
Dans la très grande majorité des cas, la radiothérapie est suivie temporairement d'une inflammation de la conjonctive, avec paupières gonflées, oeil rouge et sensible à la lumière (photophobie). Cet effet, lié aux rayons, est transitoire et régresse. Le résultat visuel dépend de la taille et de la localisation de la tumeur. La réponse habituelle est une cicatrisation rapide la tumeur. La présence d'autres lésions de l'oeil peut limiter la récupération visuelle.
Les soins sont réduits à l'instillation de gouttes, à l'application d'une pommade et au port d'une protection selon les modalités et durant une période qui vous seront précisées par votre chirurgien. Il est parfois nécessaire de procéder à l'ablation de fils de suture.
L'activité professionnelle, l'utilisation de machines ou d'instruments dangereux, la conduite automobile sont déconseillées pendant une période limitée qui sera définie par votre ophtalmologiste.
Bien qu'elle soit parfaitement standardisée, la radiothérapie externe n'échappe pas à la règle générale selon laquelle il n'existe pas de traitement actif sans risque. Il n'est donc pas possible à votre ophtalmologiste de garantir formellement le succès du traitement.
Les complications sévères de la radiothérapie externe sont rares. Elles peuvent aboutir, dans les cas les plus extrêmes, à la perte de la vision, voire à la perte de l'oeil lui-même. Il s'agit de :
D'autres complications secondaires à l'irradiation sont moins sévères comme :
Un suivi prolongé, régulier et rapproché, est indispensable pour l'oeil traité. Un certain recul est nécessaire pour apprécier le résultat définitif de l'irradiation. Certaines chimiothérapies menées en parallèle pour la tumeur primitive peuvent également influencer la tumeur intra-oculaire. La surveillance peut se faire sur le fond d'oeil, l'échographie et l'angiographie.
D'autres métastases et le décès sont possibles, liés à la nature même de la tumeur et son évolution, et cela malgré un traitement bien conduit.
Les dispositions réglementaires
font obligation au médecin de prouver qu'il a fourni
l'information au patient. Aussi vous demande-t-on de signer
ce document dont le double est conservé par votre
médecin. Je soussigné
...........................................................................reconnais
que la nature de l'examen ou de l'intervention, ainsi que
ses risques, m'ont été expliqués en
termes que j'ai compris, et qu'il a été
répondu de façon satisfaisante à toutes
les questions que j'ai posées. donne mon accord ne donne pas mon accord pour la réalisation de l'acte qui
m'est proposé.
J'ai disposé d'un délai de réflexion
suffisant et
Date et Signature:
PAR OPH-COMMUNICATION SARL - 1, RUE DES PUCELLES - 67000
STRASBOURG - TÉL 03 88 35 01 09 - FAX 03 88 25 51
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JMM 12/99
