FICHE d'information n° 52
Madame, Mademoiselle, Monsieur,
Vous êtes atteint d'un mélanome de la choroïde (du corps ciliaire, cilio-choroïdien) responsable des symptômes que vous ressentez ou qui ont été découverts par votre ophtalmologiste. Celui-ci vous propose de réaliser une énucléation car il s'agit d'une tumeur maligne, agressive, cancéreuse dont l'évolution risque de menacer la fonction de l'oeil, mais aussi votre vie.
Cette fiche contient des informations sur l'opération qui vous est proposée, sur ses résultats et sur ses risques.
Elle correspond à l'ablation chirurgicale de l'oeil contenant la tumeur. Elle est proposée lorsqu'aucun autre moyen thérapeutique ne permet de conserver l'oeil dans des conditions raisonnables.
Parque le mélanome choroïdien, du corps ciliaire ou cilio-choroïdien est une tumeur maligne faire d'une masse de cellules provenant de la couche pigmentée profonde de l'oeil qui peut entraîner son envahissement, voire l'extériorisation hors de l'oeil. Elle peut même donner des tumeurs secondaires dans l'organisme avec une atteinte préférentielle du foie (métastases). Elle peut s'explorer localement par échographie, angiographie, et une IRM et/ou un scanner cérébral et orbitaire lorsque la tumeur est au contact du nerf optique. Les explorations générales pour éliminer d'éventuelles localisations secondaires comportent une radiographie de thorax et une échographie du foie.
Elle est réalisée alors que le patient est installé sur le dos, en milieu chirurgical stérile, si nécessaire sous microscope. Elle représente un geste chirurgical majeur car elle consiste à enlever le globe oculaire. Le globe est déshabillé de son enveloppe conjonctivale (muqueuse transparente qui recouvre l'oeil) puis séparé de ses attaches musculaires et enlevé enfin par section du nerf optique, ce qui est hémorragique et nécessite de comprimer. Il faut une coagulation parfaite chez le patient, et arrêter au préalable tous les anticoagulants ou anti-agrégants ou aspirine en cours. L'oeil est ensuite confié au laboratoire pour une étude anatomopathologique (étude au microscope de l'oeil atteint de la tumeur). La reconstruction se fait par un implant en matériau biocompatible suturé aux muscles, suivi d'une fermeture puis de la pose d'un appareil plastique perforé et transparent appelé conformateur.
Hospitalisation : une immobilisation minimale de deux jours est nécessaire. Le mode d'hospitalisation adapté à votre cas vous sera proposé par votre ophtalmologiste en accord avec l'anesthésiste.
Anesthésie : l'oeil peut être insensibilisé par des injections de voisinage, ou uniquement par l'instillation de gouttes. Une anesthésie générale est également possible. Le choix résulte de l'avis de votre ophtalmologiste et de celui du médecin anesthésiste. Il prend en compte, si possible, votre souhait.
Incidents ou difficultés peropératoires : ils sont rares et imprévisibles, il s'agit de :
Vérification de l'oeil à opérer : le chirurgien se doit de vérifier qu'il opère l'oeil malade, en contrôlant le fond d'oeil juste avant l'intervention. Muscles : il est possible qu'un muscle ne soit pas repéré, et qu'il ne puisse donc être suturé avec l'implant intra-orbitaire. Hémorragie : parfois spectaculaire et impressionnante, elle est toujours contrôlée si l'hémostase est bonne ; l'apparition d'une ecchymose ou d'un hématome postopératoires est possible. Ils sont régressifs.
Dans la très grande majorité des cas, le lendemain de l'intervention, la région péri-oculaire voire l'hémiface du côté opéré est gonflée par un oedème palpébral et est souvent douloureuse pendant quelques jours. L'équipement par une prothèse reproduisant l'apparence de l'oeil est possible environ un mois après l'intervention. La motilité de la prothèse et variable selon la technique utilisée, mais souvent réduite. Le résultat esthétique est satisfaisant dans presque tous les cas, sous réserve d'un creux sus-palpébral.
Les soins locaux sont réduits à l'instillation de gouttes, à l'application d'une pommade et au port d'une protection selon des modalités et durant une période qui vous seront précisées par votre chirurgien. Des médicaments contre l'inflammation et la douleur peuvent s'y ajouter. Il est parfois nécessaire de procéder à l'ablation de fils de suture.
L'activité professionnelle, l'utilisation de machines ou d'instruments dangereux, la conduite automobile sont déconseillées pendant la période limitée qui sera définie par votre ophtalmologiste.
Bien qu'elle soit parfaitement standardisée, l'opération d'énucléation n'échappe pas à la règle générale selon laquelle il n'existe pas de chirurgie sans risque. Il n'est donc pas possible à votre ophtalmologiste de garantir formellement le succès de l'intervention.
D'autres complications sont moins sévères, comme :
Un suivi local, périodique et prolongé, est effectué régulièrement. Des échographies hépatiques et des radiographies pulmonaires sont régulièrement effectuées. Une radiothérapie complémentaire est appliquée en cas d'extériorisation de la tumeur démontrée en postopératoire par l'examen anatomopathologique de l'oeil. Rarement, une récidive locale peut se produire dans la cavité orbitaire. L'apparition de métastases et le décès sont possibles malgré un traitement bien conduit.
Les dispositions réglementaires
font obligation au médecin de prouver qu'il a fourni
l'information au patient. Aussi vous demande-t-on de signer
ce document dont le double est conservé par votre
médecin. Je soussigné
...........................................................................reconnais
que la nature de l'examen ou de l'intervention, ainsi que
ses risques, m'ont été expliqués en
termes que j'ai compris, et qu'il a été
répondu de façon satisfaisante à toutes
les questions que j'ai posées. donne mon accord ne donne pas mon accord pour la réalisation de l'acte qui
m'est proposé.
J'ai disposé d'un délai de réflexion
suffisant et
Date et Signature:
PAR OPH-COMMUNICATION SARL - 1, RUE DES PUCELLES - 67000
STRASBOURG - TÉL 03 88 35 01 09 - FAX 03 88 25 51
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JMM 12/99
