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FICHE d'information n° 5
Egalement disponible en
format pdf lisible par le
programme gratuit 
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fiches
Opération du glaucome
réfractaire
Madame, Mademoiselle, Monsieur,
Vous souffrez d'un glaucome réfractaire.
Votre ophtalmologiste vous propose une opération qu'il estime
constituer le seul moyen d'espérer conserver votre
vision.
Cette fiche contient l'information sur
l'opération qui vous est proposée, sur ses
résultats et sur ses risques.
Le glaucome réfractaire
Cette maladie de l'oeil atrophie progressivement
le nerf optique. Elle détériore insidieusement le
champ
visuel avec menace de cécité.
Parmi ses multiples causes, la plus fréquente et la plus
importante est l'existence d'une pression trop élevée
dans l'oeil. Le glaucome est dit réfractaire lorsqu'il
échappe à tout traitement habituel.
Pourquoi faire une opération
particulière ?
En laissant votre glaucome évoluer, la
cécité est inéluctable à court terme. Une
opération classique n'étant plus possible, votre
ophtalmologiste va devoir recourir à des techniques plus
complexes et plus risquées pour abaisser la pression. C'est
à ce prix que l'on peut espérer conserver une vision et
réduire la douleur.
L'opération
Elle est réalisée en milieu
chirurgical et le plus souvent sous microscope. Elle
représente un geste chirurgical majeur car elle consiste soit
à ouvrir l'oeil pour y placer une valve, soit à
affaiblir certains tissus pour abaisser la pression.
- Hospitalisation : l'opération
nécessite une immobilisation de quelques heures à
quelques jours selon la technique employée. Votre mode
d'hospitalisation vous sera proposé par votre
ophtalmologiste en accord avec le médecin
anesthésiste.
- Anesthésie : L'oeil peut
être insensibilisé par des injections de produits
anesthésiques au voisinage de l'oeil ou par des gouttes. Il
peut être nécessaire de recourir à une
anesthésie générale. Le choix résulte
de l'avis de votre ophtalmologiste et de celui du médecin
anesthésiste. Ce choix prend en compte votre souhait
lorsque cela est possible.
- Technique opératoire : elle
diffère selon le type d'opération envisagé
par votre ophtalmologiste.
On distingue :
- Les opérations par laser, par ultrasons ou par
application de froid. Une sonde est appliquée sur l'oeil
à la limite de la cornée, et les ultrasons, la
lumière laser ou le froid sont dirigés vers les
tissus à détruire. Malgré
l'anesthésie, des douleurs peuvent être ressenties.
Plusieurs séances peuvent être nécessaires
pour obtenir un résultat.
- Les opérations par mise en place d'une valve
nécessitent une anesthésie plus complète et
l'usage d'un microscope opératoire. Une valve en plastique
est insérée et sert de soupape. La pression est
ainsi abaissée.
- Complications pendant
l'opération :
- Les anomalies découvertes par le chirurgien lors de la
mise en place d'une valve peuvent l'obliger à
réaliser une opération plus complexe, voire à
renoncer à l'opération
- Une hémorragie peut se produire qui, en
général, se résorbe en quelques jours. Dans
des cas très exceptionnels elle peut aboutir à la
perte de la vision ou de l'oeil.
De telles situations sont imprévisibles.
L'évolution postopératoire
habituelle
- Dans la très grande majorité des
cas l'oeil opéré est peu ou pas douloureux.
L'inflammation est fréquente. La vision ne va pas
s'améliorer et sera au contraire souvent un peu moins bonne
pendant quelques jours ou quelques semaines.
- Les soins sont réduits à
l'instillation de gouttes ou à l'application d'une pommade
et à la prise éventuelle de comprimés. Le
port d'une protection oculaire peut être utile les
premières semaines. Votre ophtalmologiste vous indiquera
les modalités de ce traitement.
La surveillance de la pression oculaire sera un temps essentiel du
suivi médical. Une nouvelle intervention pourra être
envisagée rapidement si la pression reste
élevée.
Les complications de la chirurgie du
glaucome réfractaire
- L'opération du glaucome
réfractaire n'échappe pas à la règle
générale selon laquelle il n'existe pas de chirurgie
sans risque. Il n'est pas possible à votre ophtalmologiste
de garantir formellement le succès de l'opération.
S'agissant d'une opération exceptionnelle dont le seul but
est de conserver un oeil condamné, le seul abaissement de
la pression est un succès.
- Les complications graves de l'opération
sont fréquentes. Elles peuvent aboutir à la perte de
toute vision, voire à la perte de l'oeil.
- L'atrophie de l'oeil est la
complication la plus grave. Elle est irrémédiable et
s'accompagne toujours d'une perte totale de la vision. L'ablation
de l'oeil atrophié peut être nécessaire.
- La persistance d'une trop forte
pression peut nécessiter une réintervention.
- Des infections touchent 2 % des cas
pour les valves.
- L'oedème de la
cornée.
- Le déplacement de la valve est
fréquent.
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Votre
ophtalmologiste est disposé à répondre
à toute question complémentaire que vous
souhaiteriez lui poser.
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Les dispositions réglementaires
font obligation au médecin de prouver qu'il a fourni
l'information au patient. Aussi vous demande-t-on de signer
ce document dont le double est conservé par votre
médecin.
Je soussigné
...........................................................................reconnais
que la nature de l'examen ou de l'intervention, ainsi que
ses risques, m'ont été expliqués en
termes que j'ai compris, et qu'il a été
répondu de façon satisfaisante à toutes
les questions que j'ai posées.
J'ai disposé d'un délai de réflexion
suffisant et
donne mon accord
ne donne pas mon accord
pour la réalisation de l'acte qui
m'est proposé.
Date et Signature:
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EDITE ET DIFFUSE POUR LE SYNDICAT
NATIONAL DES OPHTALMOLOGISTES DE FRANCE
PAR OPH-COMMUNICATION SARL - 1, RUE DES PUCELLES - 67000
STRASBOURG
- TÉL 03 88 35 01 09 - FAX 03 88 25 51
90
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JMM 8/98