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Ce tableau intitulé "Le prêteur et sa femme" date de 1514 et est exposé au musée du Louvre à Paris. Il fut réalisé par le peintre flamand Quentin Metsys et acquis en 1806 par le musée. Ce peintre fut sans doute un élève de Bouts à Louvain. Il a continué la tradition flamande du XVème siècle mais a su également intégrer dans ses oeuvres les nouveautés italiennes. Il est réputé pour le soucis du détail et la façon précieuse de peindre les moindres objets.
Une très bonne étude est réalisée par Emmanuelle Revel pour le Louvre (voir bibliographie).

Son véritable nom fut Francesco Mazzola, mais tout le monde le connaît sous le surnom de Parmigianino. Né à Parme le 11 janvier 1503, il fut rapidement placé à la mort de son père, sous la tutelle de ses oncles peintres, Pier Ilario et Michele. Après avoir travaillé dans sa ville natale, puis à Rome et à Bologne, il retourna à Parme.
Il réalisa le tableau très connu "la Vierge au long cou" en 1535.
Son inclination pour l'alchimie le détourna de la peinture et il dut même trouver refuge à Casalmaggiore où il mourut un an plus tard à l'âge de 37 ans.
Sur l'autoportrait on se rend compte que la main est plus grosse que la tête et qu'il y a une distorsion importante de la scène; cet effet voulu par l'artiste montre un personnage étrange mais réel.
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Un recueil américain de poèmes, célèbre, écrit par John Ashbery et intitulé "Self-Portrait in a Convex Mirror" évoque cette distorsion de la réalité. L'auteur a choisi la peinture de Parmigianino pour illustrer la couverture. "Self-Portrait in a Convex Mirror is certainly one of the most sustained performances in American writing... John Ashbery, more than any other contemporary, is the poet of the momentary, the transitory. This preoccupation animates everything he writes, and what he writes is some of the best poetry of our day." Edmund Keeley, The Washington Post Ashbery précise dans son texte : "The surfaces of the mirror being convex, the distances increases significantly; that is, enough to make the point that the soul is a captive, treated humanely, kept in suspension, unable to advance much farther than your look as it intercepts the picture." |

Jérôme Bosch dans son célèbre tableau 'Le Jardin des Délices' met en évidence les pêchés qui assaillent la société, et entre autres on aperçoit une dame orgueilleuse qui doit s'admirer dans un miroir convexe placé sur le postérieur d'un diable. Ce tableau peut être considéré comme un tableau majeur du peintre, et montre une humanité déchue. Ses peintures inquiétantes ont toujours passionné les spectateurs qui ne voyaient en Bosch qu'un "inventeur de monstres et de chimères". Les représentations qu'il peignait avaient en fait des interprétations en rapport avec l'ésotérisme, l'alchimie et l'astrologie.

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