Rev 25-02-2003
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Après un brillant congrès en 2001, l'Association L'Art de Voir a organisé une nouvelle réunion le 23 novembre 2002, sous la présidence du Dr Vola, avec l'aide de tout le bureau, et la participation de nouveaux conférenciers.
L'association est soutenue par le Conseil Général des Bouches-du-Rhône et le laboratoire Chauvin/Bausch&Lomb, que nous remercions beaucoup.
Les nombreux participants ont pu apprécier trois communications:

Le Docteur Jean Graveline montra un film réalisé sur Gauguin « le sauvage ».
Docteur
Jean Graveline |
![]() Paul Gauguin, autoportrait "Il est extraordinaire qu'on puisse mettre tant de mystère dans tant d'éclat" Mallarmé |
Ce génie maudit, tourmenté et méconnu à son époque eut une vie mouvementée. Il était d'un caractère parfois choquant et violent. La peinture domina sa vie au détriment de sa famille qu'il n'hésita pas à délaisser.
Il naît le 7 mai 1848, et un an plus tard la famille déménage au Pérou, à Lima, ville qui lui laissa pour toujours des souvenirs importants qu'on retrouve dans les poteries qu'il réalisera. En 1865 il s'engage dans la marine et va naviguer sur toutes les mers pendant sept ans. Puis, lors d'une installation à Paris, alors qu'il est agent de change, il est initié à la peinture par son tuteur Gustave Arosa.
Marié à une danoise, il a 5 enfants, et se passionne de plus en plus pour la peinture. Pissarro fut son premier maître et il fréquenta Degas, Manet et Cézanne. En 1882 il déclare "Désormais, je peins tous les jours". Il va habiter un an au Danemark avec sa femme et ses enfants, mais cela se passe très mal, et son impression sera "Je hais le Danemark".
Il revient seul à Paris puis à Pont-Aven qu'il va peindre et apprécier ("j'aime la Bretagne"). Il se rapproche ensuite de Van Gogh ("je dois beaucoup à Vincent et à Théo") mais après des rapports orageux, il retourne à Paris, ce qui lui permet d'exposer. Il n'est pas connu et ne vend pas ses toiles, ce qui le maintient dans la misère.
Et c'est le départ vers Tahiti, contrée dans laquelle il trouvera une inspiration généreuse et une peinture forte. L'ambiance ne lui convenant pas, il se réfugia aux Marquises. Dans ces îles lointaines, il affirmait « je me suis remis à travailler et le bonheur succédait au bonheur ».
C'est là qu'il mourut en 1903. Sa tombe surmontée d'une de ses sculptures, Oviri la tueuse, reflète bien sa passion.
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