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Semaine du 18 au 25 avril 2005

Le rétinoschisis juvénile à travers l'OCT (Ophthalmology 2005 ; 112(3) : 495-501, M.A. Apushkin et al.) http://linkinhub.elsevier.com
Le rétinoschisis lié à l'X réalise un clivage dans la couche des fibres. Il intéresse presque toujours la macula et la rétine périphérique une fois sur deux. Bilatéral et asymétrique, il se caractérise par une grande hétérogénéité phénotypique. Au stade précoce, la lésion maculaire se compose de microkystes radiaires, séparés les uns des autres pas des septa. Quand elles existent, les lésions périphériques se traduisent dans un premier temps par un soulèvement bulleux. Au fil du temps, le fond d'oeil se modifie pour évoluer vers une atrophie maculaire. En périphérie, le feuillet interne du schisis, extrêmement fin a, quant à lui, tendance à se trouer et à se déchirer. Après avoir examiné 31 patients en OCT, les auteurs confortent l'hypothèse d'une anomalie primitive des cellules de Müller. Ils concluent à l'absence de corrélation entre l'acuité visuelle, l'épaisseur de la fovéa et l'étendue des microkystes au stade précoce, et à un amincissement de la fovéa aux stades plus avancés.

De bonnes capacités de récupération (J. Cat. Refract. Surg. 2005 ; 31(3) : 633-5, T. Miyai et al.) http://linkinghub.elsevier.com
Le déplacement du volet est l'une des complications du Lasik. Parfois dû à une charnière insuffisante ou à un capot mince, il se caractérise notamment par la présence de plis qui, s'ils ne sont pas traités suffisamment tôt, peuvent se fixer. C'est la raison pour laquelle la décision de ré-intervenir doit en principe être prise dans un délai d'une semaine. La technique de la reprise dépend entre autres de la précocité du traitement. Les auteurs rapportent le cas d'une jeune femme qui s'est présentée à deux reprises avec un déplacement du volet d'origine traumatique. La première fois, cinq mois après l'intervention et seulement quatre heures après la blessure, le capot s'est laisse étirer à l'aide de micro-éponges. La seconde fois en revanche, deux ans et demi après le Lasik et neuf jours après le traumatisme, les plis avaient perdu leur souplesse. Des sutures ont été mises en place pour éviter la récidive et la récupération visuelle a demandé deux semaines.

Un corps étranger particulier (J. Cat. Refract. Surg. 2005 ; 31(3) : 627-9, G. Sholohov et al.) http://linkinghub.elsevier.com
Depuis leur apparition, il y de cela plus de 25 ans, les produits viscoélastiques se sont multipliés et diversifiés. On en compte à l'heure actuelle cinq types (dispersifs, cohésifs, super-cohésifs, dispersif-cohésifs et visco-adaptatifs). L'opérateur peut ainsi adapter son choix aux conditions de phacoémulsification. Schématiquement, le caractère dispersif se traduit par une bonne capacité à rester en chambre antérieure pendant la chirurgie mais par une aspiration plus difficile en fin d'intervention. L'aspiration des produits cohésifs est en revanche plus facile. Les auteurs décrivent une complication tardive attribuée à la persistance d'une partie du produit viscoélastique. Six mois après avoir été opéré de cataracte, un patient a développé un tableau d'endophtalmie "lente". Le sac capsulaire était distendu, mais la chambre antérieure profonde. L'analyse du liquide prélevé derrière l'implant a révélé la présence de viscoélastique.

Des endophtalmies à répétition (J. Cat. Refract. Surg. 2005 ; 31(3) : 622-626, S.C. Teoh et al.) http://linkinghub.elsevier.com
Le diabète prédispose aux infections. Les auteurs décrivent le cas d'un patient diabétique dont l'endophtalmie s'est déclarée moins de 48 heures après une phacoémulsification. Le germe en cause était un entérocoque faecalis (streptocoque du groupe D). La prise en charge a associé une vitrectomie précoce à des antibiotiques par voies intra-vitréenne, sous-conjonctivale et topique. Quatre mois après, l'endophtalmie était considérée comme guérie et la récupération visuelle était chiffrée à 20/25. Trois mois plus tard, il a cependant fallu faire face à une récidive, elle aussi régressive sous traitement. A neuf mois de l'intervention, la troisième rechute s'est soldée par la perte de toute perception lumineuse malgré une nouvelle vitrectomie, l'extraction de l'implant, l'ablation du sac capsulaire et une antibiothérapie intra-vitréenne. Des épisodes à répétition attribués à la séquestration de germes au niveau du sac.

Les microkératomes à l'étude (J. Cat. Refract. Surg. 2005 ; 31(3) : 590-4, H. Bissen-Miyajima et al.) http://linkinghub.elsevier.com
Ce travail a été mené en soumettant six yeux de porcs à des microkératomes, dans le cadre de la recherche sur le Lasik. Il s'agissait pour les auteurs d'étudier les modifications de la pression intra-oculaire (PIO) provoquées par différents types d'anneaux de succion. Le dispositif mis en place comportait une caméra numérique, des anneaux transparents (résine acrylique) afin d'optimiser la visualisation du processus, ainsi qu'un cathéter intra-vitréen destiné à mesurer la PIO et ses variations pendant les expériences. Des valeurs de l'ordre de 100 mmHg ont ainsi été enregistrées, atteintes en 4 secondes environ et ce, quel que soit le type d'anneau utilisé. Au delà de cette étude, ce système expérimental pourrait se révéler très utile pour mettre au point de nouveaux design d'anneau de succion, dans le but, si ce n'est de concevoir l'outil idéal, de faire encore progresser la technique de Lasik.

Lasik : un effet secondaire intéressant (J. Cat. Refract. Surg. 2005 ; 31(3) : 553-6, HS Chung et al.) http://linkinghub.elsevier.co.m
Suite à une chirurgie réfractive, les conséquences de l'amincissement cornéen ne se limitent pas à l'optique. Ce travail prospectif met par exemple l'accent sur des effets secondaires (mais pas nécessairement indésirables) d'ordre pharmacocinétique. Dix personnes (19 yeux) ont été incluses pour savoir si le Lasik pouvait modifier la pénétration intra-oculaire des traitements topiques. L'étude a porté sur un mydriatique parasympatholitique. Le temps nécessaire pour obtenir une mydriase après l'instillation a été mesuré (pupillomètre) avant puis trois mois après l'intervention, sachant que l'épaisseur cornéenne centrale avait significativement diminué (pachymétrie à Ultrasons). Ayant pris soin de vérifier l'intégrité de l'épithélium cornéen, les auteurs font état d'une dilatation pupillaire significativement plus rapide en post-opératoire. Un résultat qui témoigne d'une meilleure pénétration du collyre testé.

Vitamine E et cataracte : des incertitudes persistent (Am. J. Ophthalmol. 2005 ; 139(2) : 266-70, K. Krepler et al.) http://linkinghub.elsevier.com
La vitamine liposoluble E (ou alpha-tocophérol), qui dispose notamment de propriétés anti-oxydantes, a été proposée en prévention de différentes maladies, parmi lesquelles la cataracte. Les auteurs ont dosé la concentration en alpha-tocophérol de cristallins clairs (14 échantillons issus de la banque des yeux) et de cataractes (27 fragments prélevés pendant l'intervention et 8 échantillons provenant de la banque des yeux). Ces chiffres, qui se sont révélés significativement plus élevés dans les cristallins cataractés, ont été confrontés aux taux sériques (compte tenu de la présence de lipoprotéines) et à la fraction d'alpha-tocophérol liée aux hématies. Aucune corrélation n'a pu être établie entre les mesures cristalliniennes et sanguines. Ces dernières ne semblent donc pas pouvoir refléter le risque de cataracte, contrairement à ce que d'autres auteurs avaient pu conclure. Des résultats contradictoires qui appellent des études complémentaires.

Les microkératomes à l'étude (J. Cat. Refract. Surg. 2005 ; 31(3) : 590-4, H. Bissen-Miyajima et al.) http://linkinghub.elsevier.com
Ce travail a été mené en soumettant six yeux de porcs à des microkératomes, dans le cadre de la recherche sur le Lasik. Il s'agissait pour les auteurs d'étudier les modifications de la pression intra-oculaire (PIO) provoquées par différents types d'anneaux de succion. Le dispositif mis en place comportait une caméra numérique, des anneaux transparents (résine acrylique) afin d'optimiser la visualisation du processus, ainsi qu'un cathéter intra-vitréen destiné à mesurer la PIO et ses variations pendant les expériences. Des valeurs de l'ordre de 100 mmHg ont ainsi été enregistrées, atteintes en 4 secondes environ et ce, quel que soit le type d'anneau utilisé. Au delà de cette étude, ce système expérimental pourrait se révéler très utile pour mettre au point de nouveaux design d'anneau de succion, dans le but, si ce n'est de concevoir l'outil idéal, de faire encore progresser la technique de Lasik.

Uvéite chronique : la chirurgie pour éclaircir les milieux (J. Cat. Refract. Surg 2005 ; 31(3) : 472-8, S. Androudi et al.) http://linkinghub.elsevier.com
Lorsqu'une chirurgie du segment antérieur ou postérieur s'avère nécessaire, les antécédents d'inflammation intra-oculaire rendent le geste plus délicat et augmentent le risque de complications. Dans le but d'améliorer leurs performances visuelles, 34 patients souffrant d'une uvéite chronique avec hyalite et cataracte ont été opérés dans un centre spécialisé. Après avoir opté pour l'association vitrectomie/phacoémulsification (avec ou sans implant), les auteurs présentent leurs résultats. L'évaluation a porté sur trois critères : l'acuité visuelle, la pression intra-oculaire et l'oedème maculaire cystoïde (OMC). Alors que plus de sept opérés sur dix ont évolué vers une meilleure vision, les OMC réfractaires furent la principale cause d'échec fonctionnel. Les auteurs, qui décrivent aussi les complications auxquelles il leur a fallu faire face, s'interrogent cependant sur le rôle exact de la vitrectomie dans ces indications.

La phaco favorable au glaucome ? (J. Cat. Refract. Surg 2005 ; 31(3) : 479-83, N. Mathalone et al.) http://linkinghub.elsevier.com
Nombreuses sont les équipes qui se sont interrogées sur l'évolution à long terme de la pression intra-oculaire (PIO) après extraction de la cataracte. Les auteurs de cette nouvelle étude présentent la phacoémulsification comme une option de choix lorsque le glaucome à angle ouvert est bien contrôlé par le traitement médical. Les 58 patients qui se trouvaient être dans ce cas de figure ont en effet été comparés à 287 sujets témoins en bonne santé. Tous ont été opérés sans incident (phaco avec voie d'abord cornéenne, implant souple acrylique, pas de suture) puis surveillés pendant un à deux ans. Au cours du suivi la PIO moyenne a diminué dans les deux groupes, ce d'autant que sa valeur pré-opératoire était élevée. Une réduction significative du nombre moyen des traitements anti-glaucomateux a aussi été enregistrée dans le premier groupe. Contrôle à long terme de la PIO, allégement des traitements, récupération visuelle rapide : trois arguments de poids.