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Semaine du 18 au 24 octobre 2004
Sérologie
anti-CMV, facteur pronostique de DMLA ? (Am. J. of Ophthalmology
2004 ; 138-3 : 323-328, D.M. Miller et al.) http://www.ajo.com/article
Des tests sériques Elisa ont été effectués sur des
prélèvements sanguins de patients souffrant de DMLA (36 formes
sèches, 47 avec néovaisseaux et 67 témoins sans DMLA),
afin de titrer les IgG spécifiques du Cytomégalovirus, de Chlamydia
pneumoniae et d'helicobacter pylori. Sur ce petit nombre de cas, une association
statistiquement significative a été retrouvée entre la
présence d'une forme sèche et des taux élevés d'IgG
anti CMV. Les auteurs suggèrent qu'un portage chronique de CMV serait
un facteur favorisant l'évolution vers les formes néovasculaires
de DMLA.
Nouvelle
mutation découverte dans la rétinite pigmentaire (Ophthalmology
2004 ; 111-10 : 1910-1916, S. Grover et al.) http://www.ophsource.org
Les 16 membres d'une même famille atteints d'une forme autosomique dominante
de rétinite pigmentaire ont fait l'objet d'un travail de biologie moléculaire,
d'exploration génétique et ophtalmologique, qui a permis de découvrir
une nouvelle mutation dans le gène IMPDH1. Cliniquement, cette atteinte
se manifestait par une héméralopie précoce, dans la première
décade, une dépigmentation rétinienne et un rétrécissement
campimétrique, une baisse massive d'acuité visuelle et des altérations
des tracés électrorétinographiques. Cette nouvelle mutation
s'ajoute au plus de 100 déjà découvertes et peut être
maintenant recherchée dans les formes familiales sévères.
Pour les
petits rhexis (Am. J. of Ophthalmology 2004 ; 138-3 : 521-526,
S.R. Smith et al.) http://www.ajo.com/article
Deux cent cinquante neuf patients en bonne santé, opérés
de cataracte, sans incident avec implantation, ont été suivis
pendant un an. La prévalence de l'opacification de capsule postérieure
était identique dans le groupe implanté en acrylique hydrophobe
et celui implanté en silicone mais les auteurs ont mis en évidence
une corrélation négative entre le recouvrement de la face antérieure
de l'implant par la capsule et la survenue de la cataracte secondaire, ce qui
signifie en clair qu'il y a moins de Yag à un an lorsque le rhexis est
petit et recouvre la face antérieure de l'implant.
Kératocône
et psychologie (Am J of Ophthalmology 2004 ; 138-4 : 527-535,
S.M. Kymes et al.) http://www.ajo.com/article
Un questionnaire de „qualité de vie‰, notion très
en vogue actuellement, a été remis à 1166 membres de la
cohorte CLEK (constituée de porteurs de Kératocône). L'analyse
des résultats montre que ceux avec une acuité visuelle inférieure
à 5/10 en binoculaire ont des scores de qualité de vie diminués
et que ceux avec un cône très pointu (kératométrie
centrale supérieure à 52 D) souffrent encore plus. Les kératocônes
avancés auraient une qualité de vie aussi médiocre que
les patients souffrant de DMLA, sauf en ce qui concerne l'état général,
car il s'agit le plus souvent de patients jeunes.
L'extra,
c'est extra !‰ (Am. J. of Ophthalmology 2004 ; 138-4 :
536-542, J.F. Collins et al.) http://www.ajo.com/article
Cette courageuse étude évalue à un an, l'évolution
des cataractes opérées par extra capsulaire avec issue de vitrée
au cours de l'intervention et implantés en chambre postérieure
(230 yeux). Comparés à un groupe d'opérés standard
à un an, il n'y a pas de différence pour le pourcentage de patients
avec plus de 5/10 d'acuité visuelle (91.1 %contre 94%), mais 21.6 % de
ceux avec l'issue de vitrée avaient eu des périodes durant la
première année où l'acuité visuelle était
inférieure à 4/10 (contre 10% dans l'autre groupe), et surtout
beaucoup plus d'oedème maculaire (11.5 % contre 3.6%), de décollement
de rétine (4.3% contre 0.2 %) et d'uvéite (3.4% contre 0.6 %).
Enfin, 58 % des patients avec issue de vitrée trouvaient que leur vision
était bonne, alors qu'ils étaient 71% de satisfaits lorsqu'il
n'y avait pas d'incident.
Le pigment
maculaire ou le secret de l'éternelle jeunesse (Am. J. of Ophthalmology
2004 ; 138-4 : 582-587, Vol T.A. Ciulla et B.R. Hammond) http://www.ajo.com/article
Afin d'apporter leur contribution à la connaissance de la physiopathologie
de la DMLA, ces deux chercheurs américains ont étudié sur
390 patients (de 18 à 88 ans) à l'aide d'un photomètre
hétérochromatique flicker la densité du pigment maculaire.
Il s'avère qu'avec l'âge, cette densité ne change presque
pas, même chez ceux présentant une cataracte ou une DMLA.
Des cas
de trous maculaires familiaux (Am. J. of Ophthalmology 2004 ;
138-4 : 582-587, S.C. Lalin et al.) http://www.ajo.com/article
Dans une première famille, deux cousines de plus de 70 ans ont été
opérées de trou maculaire, dans une autre 3 cousins sur 4 étaient
touchés, et dans une troisième famille 2 cousins ont été
atteints à un an d'intervalle. Enfin, deux jumelles ont aussi présenté
un trou maculaire et leur père avait également été
touché. Ces données suggèrent l'existence de formes génétiques
de trous maculaires. Il serait intéressant d'effecteur une étude
prospective sur plusieurs générations, mais la faisabilité
de tels projets se heurte à l'âge de survenue tardif des symptômes,
qui impliquerait aussi le suivi par plusieurs générations de chercheurs.
Un coup
de pique dans les OCVR (Am. J. of Ophthalmology 2004 ; 138-4 :
582-587, H. Nomoto et al.) http://www.ajo.com/article
Cette équipe nippone a mesuré l'augmentation de temps circulatoire
rétine dans 15 yeux de 15 patients avec occlusion de la veine centrale,
opérés par neurotomie du nerf optique, à l'aide d'une vidéo-angiographie
au vert d'indocyanine. Dans 8 des 15 yeux, dont 7 avec des anastomoses choriorétiniennes,
le temps de circulation artério-veineux a diminué, s'accompagnant
d'une amélioration de l'acuité visuelle.
Laser
Femtoseconde Intralase et hémorragie maculaire (Am. J. of Ophthalmology
2004 ; 138-4 : 639-647, A. H. Principe et al.) http://www.ajo.com/article
Cette équipe de L.A. signale le premier cas d'hémorragie maculaire
observé lors de traitement réfractif au laser femtoseconde d'une
myope moyenne (-6 OG) au cours d'une procédure bilatérale, avec
création du volet au Laser IntraLase. L'angiographie effectuée
dans les suites de la complication n'a pas mis en évidence de néovaisseaux
choroïdiens préexistants et aucun autre facteur de risque d'hémorragie
rétinienne n'était présent. Cette complication, déjà
décrite avec le Lasik, peut donc aussi survenir avec le nouveau laser
IntraLase femtoseconde, qui équipe quelques centres en Europe.
Les remèdes
de grand-mère et l'oeil (Am. J. of Ophthalmology 2004 ;
138-4 : 639-647, F. W. Fraunfelder) http://www.ajo.com/article
Cet auteur Américain a recensé les cas d'effets secondaires oculaires
rapportés à l'Organisation Mondiale de la Santé et au centre
international de pharmacovigilance (Collaborating Center for International Drug
Monitoring) observés lors de l'administration de plantes médicinales
et de compléments alimentaires à visée oculaire ;
263 signalements ont été enregistrés en plus des 60 effets
secondaires publiés et concernent surtout un colorant photosensibilisant
de la classe des Caroténoïdes, la Camomille, la Datura (substance
hallucinogène naturelle), Echinacea purpurea (Rudbeckia pourpre), le
Ginkgo biloba, la réglisse, l'herbe à nicot et enfin la vitamine
A. L'auteur insiste sur l'importance de la connaissance de ces effets secondaires
oculaires, car l'automédication est habituelle pour ces substances qui
sont ingérées à l'insu de l'ophtalmologiste.