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Semaine du 30 août au 5 septembre 2004
Chirurgie
de la cataracte chez le monophtalme (Am. J. of Ophthalmology 2004 ;
138-1 : 85-90, M. Pomberg et K. miller) http://www.ajo.com
La comparaison des résultats fonctionnels après chirurgie de la
cataracte sur des patients monophtalmes avec les résultats obtenus sur
des patients opérés de chaque coté met en évidence
une meilleure récupération en terme de meilleure acuité
visuelle corrigée et de qualité de vision dans le premier groupe,
avec un résultat deux fois meilleurs. Pour les auteurs, cela est lié
au fait que les patients qui bénéficient de cette chirurgie sur
les deux yeux sont d'abord opérés du moins bon oeil alors que
les monophtalmes sont nécessairement opérés de leur meilleur
oeil.
Grattage
du stroma antérieur : les kératocytes ne disent pas merci !
(Cornea 2004 ; 23(5) : 497-502 , J. Zhao et al.) http://www.corneajrnl.com
Parce que le grattage de l'épithélial réalisé couramment
en ophtalmologie provoque une perte des kératocytes du stroma sous jacent,
cette équipe japonaise a étudié le retentissement de l'abrasion
mécanique de l'épithélium sur des cornées de souris
fraîchement sacrifiées en utilisant soit un grattoir mousse (spatule)
à sec, soit en soulevant doucement l'épithélium avec une
spatule enrobée de gélatine. La même expérience a
été réalisée sur des souris vivantes et sur des
cornées de donneurs humains ; les résultats montrent que
les structures stromales sont beaucoup plus respectées lors du soulèvement
doux de l'épithélium et qu'à l'inverse, le grattage à
sec de l'épithélium provoque une apoptose des kératocytes
du stroma antérieur, qui est aussi désorganisé.
Altérations
oculaires et des fonctions supérieures (Ophthalmology 2004
; 111-8 : 1457-1463, J. van Splunder et al.) http://www.ophsource.org/periodicals/ophtha
Une étude hollandaise de prévalence des atteintes oculaires parmi
1 598 personnes souffrant de déficience mentale moyenne à profonde
a mis en évidence un taux très élevé de problèmes
visuels. 60.6% présentaient un trouble réfractif, 44% un strabisme,
et 18% des cataractes. Les patients trisomiques sont spécialement concernés,
puisque la prévalence des troubles réfractifs, du strabisme, du
kératocône y est plus élevée que parmi les autres
déficients mentaux mais sont relativement moins atteints par l'hypertonie
oculaire que les autres qui présentent plus de glaucome que la population
générale.
Quand
la bulle s'infecte rien ne va plus... (Ophthalmology 2004 ; 111-8 :
1495-1503, B.G. Busbee et al.) http://www.ophsource.org/periodicals/ophtha
68 cas d'endophtalmie liées à une infection de la bulle de trabéculectomie
ont été analysés dans cette étude rétrospective
(1989-2001) multicentrique américaine. Au plan fonctionnel, l'évolution,
évaluée par la mesure de l'acuité visuelle à 3 mois
et un an, a été quasi constamment défavorable, avec une
vision inférieure à 1/10 dans plus de 2/3 des cas à un
an (dont 35% sans perception lumineuse). Au plan thérapeutique, l'injection
d'antibiotiques intravitréens, réalisées pour tous les
patients, semblait plus efficace lorsqu'elle était associée à
une vitrectomie et la mise en évidence d'un germe (32% en moyenne, avec
une prépondérance de S Epidermidis - 26%-puis Enterocoques et
Serratia -12% chacun-) était associée à un assombrissement
du pronostic visuel. Les auteurs préconisent donc de réaliser
précocement une injection intravitréenne après vitrectomie
à la pars plana lors de ces redoutables complications infectieuses des
chirurgies filtrantes.
Retentissement
émotionnel du traitement de l'amblyopie chez l'enfant en age préscolaire
(Ophthalmology 2004 ; 111-8 : 1550-1556, S. Hrisos et al.)
http://www.ophsource.org/periodicals/ophtha
144 enfants d'âge préscolaire (4 et 5 ans) sur 171 suivis dans
2 centres ophtalmologiques anglais pour une amblyopie fonctionnelle relative
non traités pendant un an ou traités par correction optique avec
ou sans occlusion ont répondu, ainsi que leurs parents, à une
enquête multicentrique prospective sur le retentissement psychologique
de leur appareillage éventuel. Globalement, il n'y a pas d'influence
néfaste sur le comportement des enfants, d'après les parents et
les enfants interrogés, même si l'occlusion provoque des difficultés
de mise en place et de suivi pour prés de 3⁄4 des enfants et des
parents ce qui est le cas aussi pour près de la moitié des porteurs
de lunette sans occlusion. Malgré ces contraintes, le retentissement
objectif sur l'épanouissement des chérubins reste minime au vu
des résultats de ce questionnaire.
Glaucome
pigmentaire et gonioscopie (British Journal of Ophthalmology 2004 ;°8 :
1002-1003, C.J Cobb et al.) http://bjo.bmjjournals.com
Parce que la physiopathogénie du glaucome associé aux syndromes
exfoliatifs est inconnue et qu'il semblerait qu'ils soient plus fréquents
lorsque les angles iridocornéens sont étroits et proportionnel
à l'intensité de la pigmentation du trabeculum, G.L. Spaeth a
examiné les yeux de 98 patients présentant ce syndrome pour confirmer
ces impressions. Sur cette série, il n'a observé aucune corrélation
entre le degré de pigmentation du trabeculum, le niveau d'insertion de
l'iris, le degré de fermeture de l'angle et la sévérité
de la neuropathie optique (évaluée par l'aspect bio-microscopique
de la tête du nerf optique).
Les microtrabeculectomies
plus efficaces en nasal supérieur ? (British Journal of
Ophthalmology 2004 ; 8 : 1008-1011, A.K Negi et al.) http://bjo.bmjjournals.com
Cette étude rétrospective compare les effets à plus de
un an, de la localisation d'une microtrabeculectomie à 12h ou de part
et d'autre de ce méridien (supéro nasal ou supéro temporal)
chez des patients présentant un glaucome non compliqué. Etonnement,
malgré un nombre réduit de patients, l'auteur met en évidence
une différence statistiquement significative à 4ans entre ces
sites, avec un effet hypotonisant plus marqué lorsque le volet est réalisé
en supéro-nasal, ce qui pourrait inciter les chirurgiens à décaler
leurs microtrabéculectomies en nasal supérieur.
Syndrome
d'Hermansky-Pudlak : le type 3 est moins grave que le type 1 (Ophthalmology
2004 ; 8-1599-1603, E.T Silou et al.) http://www.ophsource.org/periodicals/ophtha
Ce syndrome rare, lié à une mutation génétique,
qui associe albinisme oculaire, atrophie maculaire et des anomalies de la coagulation
(thrombopathie) est décrit dans cet article comparant les atteintes oculaires
dans 2 sous-types de ce diagnostic différentiel de l'albinisme. L'acuité
visuelle est basse, autour de 1 à 2 dixièmes, avec une atteinte
plus marquée dans le type 3.