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Semaine du 19 au 25 juillet 2004
LASIK
bitorique pour le traitement de l'astigmatisme (J. of Cataract and
Refractive Surgery 2004 ; 30-7 : 1461-1465, C.A. Diego et al.) http://www.jcrsjournal.org
L'équipe de Jorge Alio, d'Alicante, Espagne, a évalué prospectivement
sur 6 mois les effets du traitement par LASIK des astigmatismes mixtes (en moyenne
4 dioptries) par la technique bitorique. A court terme (6 mois), la sécurité
et la prédictibilité réfractive semblent bons, avec un
résultat obtenu égal à celui recherché dans 94.7%
des cas. Si ces résultats se confirment sur le moyen et le long terme,
cette technique devrait se diffuser.
Information
délivrée au patient : que reste-il ? (J. of
Cataract and Refractive Surgery 2004 ; 30-7 : 146-1465, J.H. Vallance
et al.) http://www.jcrsjournal.org
Les chirurgiens de la Clinique de la Cataracte, à Edinburgh (Ecosse)
ont tenté d'évaluer l'anxiété pré et post
opératoire des patients qu'ils opèrent et ce qu'ils retiennent
des informations que les chirurgiens leurs délivrent. Immédiatement
après les explications et le consentement éclairé, la compréhension
est limitée et les idées s'embrouillent ensuite, car seulement
18% des patients se souviennent des risques décrits immédiatement
après la délivrance de l'information et ce pourcentage tombe à
4% après l'intervention. Néanmoins, 85% des gens se considèrent
comme suffisamment informés. Les patients sont peu anxieux avant l'intervention
et le formulaire de consentement ne semble pas influencer leur moral. Par contre,
les patients supportent mal d'être opérés par un chirurgien
en formation, surtout si on ne les a pas averti avant.
Kératite
microbienne et kératoplastie lamellaire (Cornea 2004 ;
23-5 : 472-478, S. Namrata et al.) http://www.corneajrnl.com
Sur les 135 patients opérés de kératoplastie lamellaire
par cette équipe indienne, 15 (11.11 %) ont dû être traités
pour des complications infectieuses. Le facteur de risque principal était
la persistance d'un ulcère épithélial, puis les abcès
sur points, avec 80% des infections qui se déclaraient dans les 2 mois
suivant la chirurgie. Le germe le plus souvent isolé était le
Staphylocoque Coagulase Négative. Le traitement n'a jugulé l'infection
que dans deux cas, avec opacification du greffon dans 9 cas et nécessité
de greffe transfixiante dans 6 ans, car risque de perte du globe. Les auteurs
soulignent ici la difficulté du traitement médical des infections
survenant sur les greffes lamellaires.
Moins
de kératocytes dans le stroma 3 ans après un Lasik (Ophthalmology
2004 ; 11-7 : 1356-1361, Jay C. Erie et al.) http://www.ophsource.org/periodicals/ophtha
La densité cornéenne en kératocytes a été
étudiée par microscopie confocale avant Lasik et à 1, 3,
6, 12, 24, et 36 mois après la procédure par cette équipe
du Minnesota sur 17 yeux de 11 patients traités pour des myopies de -2
à -11. Un examinateur indépendant comptabilisait les kératocytes
sur les images de la partie superficielle et profonde du stroma. Avant le Lasik,
la densité cellulaire était de 34 818 (+/- 5108) cellules/mm3
dans la partie superficielle du stroma, de 25 390 +/- 4045 cellules/mm3
dans la partie située juste au dessous de la découpe et 21 328
+/- 2980 cellules/mm3 dans la région correspondant au mur postérieur.
Après la procédure, une diminution de 14 à 20% (p< 0.001)
était mesurée à un mois, qui continuait progressivement
avec perte de densité de 26 à 36% à 3 ans, dans les deux
couches antérieures, alors que la densité restait identique dans
la zone profonde.
Lasik
et retraitement (Ophthalmology 2004 ; 111-7 : 1362-1367,
M.V. Netto et S.E. Wilson) http://www.ophsource.org/periodicals/ophtha
L'analyse des résultats visuels (réfraction, acuité visuelle
sans ou avec correction, complication), obtenus sur 334 yeux réopérés
de Lasik, sur une série de 2 422 patients traités a été
publiée par ces deux auteurs (Brésil-USA). Cette série
non comparative, rétrospective, montre que 14% des patients traités
ont dû bénéficier d'un retraitement et que parmi eux, 58%
ont obtenu 10/10 sans correction (92% plus de 5/10) alors que 5% ont perdu une
ligne de meilleure acuité visuelle et 1% 2 lignes. Les auteurs semblent
satisfaits des résultats obtenus et préconisent de soulever le
capot si le résultat réfractif est insuffisant.
Le laser
Diode ne serait plus réservé aux glaucomes agoniques (Ophthalmology
2004 ; 111-7 : 1389-1392, J.T. Wilkensy et J. Kammer) http://www.ophsource.org/periodicals/ophtha
Au terme d'un suivi minimal d'un an, les auteurs ont évalué les
conséquences visuelles sur 21 yeux de 21 patients présentant une
vision utile, d'au moins 1.6/10 d'un traitement du glaucome réfractaire
par laser diode transcléral. Les résultats sont encourageants,
avec une conservation de l'acuité visuelle initiale (+-1 ligne) chez
17 yeux à près de 41 mois de suivi moyen, et une amélioration
de 3 lignes sur un oeil et 3 pertes de plus de 3 lignes, malgré des retraitements
par la même technique durant cette période. Selon les auteurs,
ces résultats visuels relativement bons devraient pousser à ne
plus réserver ce traitement à des yeux peu fonctionnels.
Le Bleu
de la MER (Ophthalmology 2004 ; 138-1 : 1-5, Haritoglou C.
et al.) http://www.ajo.com
Cette étude randomisée prospective réalisée à
Munich, sur 43 yeux de 43 patients opérés de membrane épirétinienne
(MER) par vitrectomie visait à comparer l'efficacité de la technique
chirurgicale lorsqu'un colorant (Bleu Tryptan) était utilisé,
en évaluant les paramètres fonctionnels suivants : acuité
visuelle et périmétrie cinétique (Goldmann), le lendemain
de l'intervention, puis à 3, 6 et 12 mois. Aucune différence statistiquement
significative n'a été mise en évidence, ce qui semble être
en faveur d'une innocuité du bleu tryptan, bien utile pour faciliter
ce type d'intervention.
Cyclite
hétérochromique de Fuchs et rubéole (Ophtalmology
2004 ; 138-1 : 46-54, C.D. Quentin et al.) http://www.ajo.com
Ces deux chercheurs de l'université de Göttingen, en Allemagne,
ont mis en évidence une synthèse intraoculaire d'anticorps anti-rubéolique
dans l'humeur aqueuse de 52 patients souffrant de cyclite héterochromique
de Fuchs, alors qu'il n'était présent que dans 18 à 56%
des échantillons tests d'humeur aqueuse. L'analyse de l'humeur aqueuse
(3 échantillons) des yeux adelphes des patients atteints ne mettait pas
en évidence ces anticorps ainsi que le LCR (2 échantillons). Le
virus de la rubéole serait donc responsable de cette pathologie, ce qui
expliquerait la cortico-résistance de cette inflammation oculaire.
Les risques
de chutes récidivantes sont plus élevés chez les femmes
âgées dont l'acuité visuelle baisse (Ophthalmology
2004 ; 111 : 857-862, A.L. Coleman)
Cette étude prospective s'est intéressée à l'association
entre les modifications de l'acuité visuelle et la fréquence des
chutes chez les femmes âgées. 2002 femmes participant à
la Study of Osteoporotic Fractures bénéficiaient d'une mesure
de l'acuité visuelle à l'inclusion et à la visite de suivi
4 à 6 ans plus tard (moyenne 5,6 ans). L'évolution de l'acuité
visuelle était appréciée en nombre de lettres perdues sur
l'échelle de Bailey-Lovie. Le recueil des chutes se faisait pas carte
postale adressée tous les 4 mois après la visite de suivi. Les
chutes étaient considérées comme fréquentes si elles
survenaient au moins 2 fois dans l'année qui suivait la visite de suivi.
Par comparaison aux femmes dont l'acuité visuelle restait stable voire
s'améliorait, celles dont l'acuité baissait avaient davantage
de risque de chuter. L'OR adapté était de 2,08, (intervalle de
confiance 95%, 1,39-3,12) pour une perte de 1 à 5 lettres, de 1,85 (intervalle
de confiance 95%, 1,16-2,95) pour une perte de 6 à 10 lettres, de 2,51
(intervalle de confiance 95%,1,39-4 ,52) pour une perte de 11 à
15 lettres et de 2,08 pour une perte supérieure à 15 lettres (intervalle
de confiance 95%, 1,01-4,30). Conclusion : la baisse visuelle augmente
nettement le risque de chutes chez les femmes âgées. Cette étude
simple souligne le caractère multifactoriel des chutes et la nécessité
de prévenir et corriger les baisses d'acuité visuelle.
Cataracte
et FDT (Ophthalmology 2004 ; 138-1 : 85 à 90, M.S.
Kook et al.) http://www.ajo.com
Afin d'évaluer le retentissement de l'extraction du cristallin sur les
résultats de la périmétrie par doublement de fréquence
(FDT), les auteurs ont comparé dans un travail prospectif les champs
visuels avant et après chirurgie en utilisant le programme SITA fast
sur un champ visuel automatisé et le FDT. L'hyposensibilité globale
diminue après la chirurgie dans les mêmes proportions (FDT de -7.09
dBà -2.16 dB ; SITA-fast de -6.14 dB à -2.87 dB), mais la
déviation standard reste la même, avant et après la chirurgie.
L'interprétation des champs visuels automatisés doit donc tenir
compte de l'état du cristallin, concluent les auteurs.
Kératite
microbienne et kératoplastie lamellaire (Cornea 2004 ;
23-5 : 472-478, S. Namrata et al.) http://www.corneajrnl.com
Sur les 135 patients opérés de kératoplastie lamellaire
par cette équipe indienne, 15 (11.11 %) ont dû être traités
pour des complications infectieuses. Le facteur de risque principal était
la persistance d'un ulcère épithélial, puis les abcès
sur points, avec 80% des infections qui se déclaraient dans les 2 mois
suivant la chirurgie. Le germe le plus souvent isolé était le
Staphylocoque Coagulase Négative. Le traitement n'a jugulé l'infection
que dans deux cas, avec opacification du greffon dans 9 cas et nécessité
de greffe transfixiante dans les 6 ans, car risque de perte du globe. Les auteurs
soulignent ici la difficulté du traitement médical des infections
survenant sur les greffes lamellaires.
Mutations
non-sens du gène de la fibuline 5 et DMLA (NEJM 351 : 346-353,
E.M. Stone et al. - 22 juillet 2004) http://content.nejm.org/cgi/content/abstract/351/4/346
Les auteurs montrent la présence spécifique de mutations non-sens
du gène de la fibuline 5 chez 1,7% des patients atteints de DMLA. Ces
patients présentent aussi de nombreuses variations d'autres gènes
de la fibuline dont la nature suggère que plusieurs d'entre elles puissent
être impliquées dans la DMLA. L'étude a inclus 402 patients
atteints de DMLA et 429 contrôles. Les chercheurs ont recherché
dans leur ADN les variations génétiques de 5 protéines
membres de la famille des fibulines. 114 variations de séquence étaient
observées dans les 5 gènes, dont 38% altéraient au moins
un acide aminé de la protéine codée. Plusieurs des résidus
mutés avaient été conservés pendant l'évolution.
Les mutations les plus fréquentes étaient retrouvées aussi
souvent chez les malades et chez les contrôles. Seules les mutations du
gène de la fibuline 5 affectant la séquence de la protéine
semblaient associées spécifiquement à la DMLA. 7 des patients
atteints de DMLA présentaient des mutations du gène de la fibuline
5, contre aucun des contrôles. Ces 7 malades présentaient les mêmes
caractéristiques cliniques de dépôts maculaires petits,
ronds et uniformes, associés à un détachement de l'épithélium
pigmenté rétinien.