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Semaine du 29 mars au 4 avril 2004

Cécité liée au glaucome à angle ouvert : quels sont les patients à risque ? (Curr. Opin. Ophthalmol. 2004 ; 15(2) : 107-11, P.P. Chen) www.co-ophthalmology.com
Faire part à un patient de la découverte de son glaucome n'est pas chose simple. Il s'agit d'un diagnostic anxiogène, du fait notamment du caractère chronique de la maladie et du risque de cécité. L'auteur propose une mise à jour des données épidémiologiques, dans le but de cerner les facteurs de risque de cécité. Il s'étonne des chiffres élevés de cécité dans les pays développés, qu'il attribue à l'évolution insidieuse de la neuropathie optique. Parmi les éléments pré-disposants, il cite : l'appartenance à une classe sociale moyenne, la profondeur des déficits campimétriques au moment du diagnostic, la mauvaise observance du traitement et l'âge. Pour remédier partout dans le monde à cette situation préoccupante, il faudrait non seulement parfaire l'information du public, redoubler de vigilance vis-à-vis des populations à risque mais aussi revoir les stratégies thérapeutiques dans les pays en développement.

Echographie oculo-orbitaire : 10 ou 20 MHz ? (Br. J. Ophthalmol. 2004 ; 88(4) : 551-5, S.A. Hewick et al.) http://bjo.bmjjournals.com
En ophtalmologie, l'échographie possède de multiples indications et rend de grands services. Avec l'arrivée récente de sondes de fréquence plus élevée, l'exploration du globe a gagné en précision. Pour en savoir plus sur leur utilité respective et en déduire une démarche pratique, les auteurs ont comparé les performances d'une sonde de 10 MHz et celles d'une sonde de 20 MHz. Pendant une période de sept mois, tous les patients qui devaient effectuer une échographie ont été examinés en utilisant successivement chacune des deux sondes. Différentes structures oculo-orbitaires ont ainsi été évaluées : vitré, rétine, choroïde, sclère, muscles oculomoteurs, nerf optique et graisse orbitaire. Au total, les deux sondes apparaissent complémentaires. C'est ainsi par exemple qu'en 20 MHz (meilleure résolution), on visualise mieux les détails du pôle postérieur et de l'orbite, alors que l'exploration du vitré est de meilleure qualité en 10 MHz.

Glaucome à angle ouvert : pas si simple de connaître la PIO ! (Curr. Opin. Ophthalmol. 2004 ; 15(2) : 90-92, J.T. Wilensky) www.co-ophthalmology.com
La valeur de la pression intra-oculaire (PIO) reste l'un des éléments diagnostiques des glaucomes. Les études récentes montrent cependant qu'une mesure unique, effectuée en consultation, n'est pas un reflet fidèle du niveau de tension qui règne sur 24 heures. Cette notion gagne à être connue, d'autant que la PIO est plus fluctuante chez les glaucomateux que chez les sujets sains, que les fluctuations accroîtraient le risque de progression des déficits campimétriques et que les pics nocturnes pourraient aggraver la neuropathie optique, notamment en cas de glaucome à pression normale. Sur le plan médical, si les spécialités dont la demi-vie est plus longue paraissent plus efficaces pour compenser les variations nycthémérales, elles ne seraient pas supérieures à la chirurgie filtrante pour ce critère. Néanmoins, des incertitudes persistent quant au comportement nocturne de la PIO.

La chirurgie du strabisme en perte de vitesse chez l'enfant (Br. J. Ophthalmol. 2004 ; 88(4) : 509-11, C.J. McEwen et al.) http://bjo.bmjjournals.com
Les indications chirurgicales de strabologie pédiatrique seraient en régression. Pour vérifier cette tendance, et en préciser les raisons, les auteurs ont mis en place une étude rétrospective sur une durée de 15 ans (1986-2001). Pour recueillir les données, ils ont répertorié les interventions et analysé en parallèle les consultations effectuées par les orthoptistes. Bien que la prévalence des ésotropies soit restée stable avec le temps, une diminution importante du nombre des actes chirurgicaux a pu être constatée. Cependant, un accroissement des corrections optiques hypermétropiques et une amélioration des performances en vision binoculaire ont été constatés dans le même temps. Il semble donc bien que la chirurgie des strabismes, et notamment celle des ésotropies, soit en perte de vitesse chez l'enfant. La correction optique totale des hypermétropies améliore les résultats fonctionnels.