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Semaine du 22 au au 28 décembre 2003
Le tabagisme
et la surface oculaire (Acta.
Ophthalmol. Scand. 2003 ; 81(6) : 583-7, A. Satici et al.) www.blackwell-synergy.com
De façon à mieux connaître les conséquences du tabagisme
sur la surface oculaire, deux groupes de sujets ont été comparés
: 44 fumeurs (au moins six cigarettes par jour au cours de l'année écoulée)
et 37 non fumeurs, tous en bonne santé. L'étude a porté
sur le test de Shirmer, le BUT (Break Up Time), la coloration au rose Bengal,
l'empreinte conjonctivale (sur la conjonctive bulbaire temporale inter-palpébrale),
le dosage du lysozyme dans les larmes et les signes témoignant d'une
irritation oculaire. Tous ces critères, exceptés le test au rose
bengal et la quantité des cellules caliciformes, se sont avérés
significativement perturbés chez les fumeurs. Le tabagisme semble donc
nuire à la surface oculaire et notamment à la qualité des
larmes.
Révision
de la bulle à l'aiguille après trabéculectomie (Acta.
Ophthalmol. Scand. 2003 ; 81(6) : 577-82, M. Fagerli et al.) www.blackwell-synergy.com
Après une chirurgie filtrante, une bulle non fonctionnelle peut être
révisée à l'aiguille dans le but de contrôler la
pression intra-oculaire (PIO). Ce "needling", pour lequel on utilise
en général une aiguille 27-gauge, peut être réalisé
avec ou sans adjonction de mitomycine C ou de 5-FluoroUracile. Après
avoir revu les cas de 26 yeux traités par cette méthode du fait
de l'échec d'une trabéculectomie, les auteurs décrivent
leurs résultats, pour un suivi moyen de plus d'un an. La PIO moyenne
est passée de près de 29 à un peu plus de 15 mmHg, 12 cas
ont été considérés comme des succès (PIO
inférieure à 18 mmHg sans traitement médical), 11 comme
des succès partiels (PIO inférieure à 18 mmHg sous anti-glaucomateux)
et 3 comme des échecs. Considérant les résultats d'autres
études et le taux de réussite de cette série après
un ou plusieurs needling, à 6 mois, un puis deux ans, l'intérêt
de cette méthode semble se confirmer.
Sclérectomie
profonde : restauration de la filtration au Yag (Acta Ophthalmol. Scand.
2003 ; 81(6) : 573-6, ML Vuori) www.blackwell-synergy.com
Lorsque après une sclérectomie profonde (SP), la pression intra-oculaire
(PIO) s'élève, différents mécanismes peuvent être
en jeu. Si un obstacle siège au niveau du site de sclérectomie,
la reperméabilisation peut être obtenue en utilisant le laser Yag.
Cet article présente une série de 31 patients, tous opérés
de SP avec implant collagène pour un glaucome primitif à angle
ouvert. Dans un premier temps, la filtration était fonctionnelle puis
la PIO a augmenté pour atteindre une moyenne de 32 mmHg avant le laser.
Une à deux heures après le Yag, la PIO moyenne s'était
normalisée (16,5 mmHg). Cinq à six mois plus tard, elle restait
inférieure à 18 mmmHg. Les auteurs signalent trois hernies de
l'iris dans le site de sclérectomie, avec hypertonie. Du fait des complications
potentielles, ils appellent de leurs voeux des études complémentaires
pour préciser les indications de cette technique.
Sclérectomie
profonde et glaucome exfoliatif (Acta Ophthalmol. Scand. 2003 ; 81(6)
: 567-72, L Drolsum et al) www.blackwell-synergy.com
Selon le type de glaucome considéré, l'évolution et le
pronostic diffèrent. A travers une étude prospective, les auteurs
ont comparé les résultats de la sclérectomie profonde dans
25 cas (29 yeux) de glaucome primitif à angle ouvert (GPAO) et 24 cas
(28 yeux) de glaucomes (pseudo) exfoliatifs (ou capsulaires). L'implant utilisé
était soit de type collagène, soit de type acrylique hydrophile.
Au cours d'un suivi moyen de 20 mois, la valeur de la pression intra-oculaire,
les complications et la nécessité ou non d'un traitement médical
complémentaire ont été étudiés et comparés.
Dans cette série, les patients atteints d'un glaucome capsulaire ont
obtenu de meilleurs résultats que ceux qui avaient un GPAO, et ce, de
manière statistiquement significative. A noter une fréquence supérieure
des hyphémas dans le groupe des glaucomes exfoliatifs (environ 36% contre
14%).
Le tabagisme
multiplie par plus de 3 le risque de DMLA (Acuité.fr - 17 décembre
2003) http://www.cfes.sante.fr/TA/pdf/Tabactu43.pdf
« Peu de fumeurs connaissant le risque ophtalmologique lié
au tabac », Tabac actualités, dans sa dernière édition,
rappelle que fumer induit un risque multiplié par 3,12 de développer
une DMLA, « et donc une cécité ». En outre,
cette pathologie survient 10 ans plus tôt chez les fumeurs. Le tabagisme
serait ainsi à l'origine de 20% des causes de cécité ou
de perte très importante de l'acuité visuelle chez les plus de
50 ans. Enfin, l'arrêt du tabac permet de réduire le risque de
DMLA : les ex-fumeurs présentent un risque multiplié par
1,36 comparativement à des individus n'ayant jamais fumé.