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Semaine du 23 au 29 juin 2003
Bleu trypan
et membranes épirétiniennes (Am.
J. Ophthalmol. 2003 ; 135(6) : 909-11, M. Perrier et al.) www.sciencedirect.com
Le bleu trypan est un colorant vital dont les applications potentielles ne se
résument pas à la réalisation du capsulorhexis sur cataracte
blanche. Les auteurs l'ont en effet utilisé (à la concentration
de 0,06%) chez 23 patients pour améliorer la visualisation per-opératoire
de membranes épirétiniennes (MER) et faciliter leur pelage chirurgical.
Ils rapportent leurs résultats de façon rétrospective et
non comparative. L'acuité visuelle moyenne, qui était de 20/100
avant l'intervention, a atteint 20/60 en post-opératoire (les trois quarts
des opérés ayant amélioré leur acuité d'au
moins deux lignes). Au cours d'un suivi d'un an aucune complication imputable
à l'utilisation de bleu trypan n'a été relevée.
Dans cette série le colorant a donc permis de faciliter à la fois
la visualisation per-opératoire et l'exérèse des MER, sans
se montrer toxique.
Une autre
manifestation oculaire du syndrome de CHARGE (Am.
J. Ophthalmol. 2003 ; 135(6) : 919-20, M.F. Guigis et al.) www.sciencedirect.com
Le syndrome de CHARGE a été décrit en 1980 et doit son
nom aux initiales des principales anomalies qu'il comporte. "C" pour
Colobome, "H" pour Heart disease (cardiopathie congénitale),
"A" pour Atrésie des choanes, "R" pour Retard psychomoteur,
"G" pour hypoplasie des organes Génitaux et "E" pour
Ear abnormalities (Surdité). Mais d'autres atteintes peuvent co-exister
dont il existe des descriptions dans la littérature. Les auteurs rapportent
le cas d'un enfant de 21 mois qui a développé une membrane néovasculaire
choroïdienne au niveau de la limite temporale du colobome de son nerf optique
droit. Les néovaisseaux, à l'origine d'un décollement de
rétine exsudatif et d'hémorragies, ont été traités
avec succès par laser diode transpupillaire.
Latanoprost :
un traitement antiglaucomateux de première intention (Conférence
de presse Pharmacia/Pfizer, 3èmes réunions « Glaucome
au 21ème siècle », Monaco, 20 juin 2003)
A l'occasion des 3èmes réunions « Glaucome au 21ème
siècle », les Laboratoires Pharmacia/Pfizer ont formalisé
le lancement en France du latanoprost en première intention pour traiter
les patients atteints de glaucome à angle ouvert (GAO) ou d'hypertonie
intraoculaire (HTO).
Ce premier analogue de la prostaglandine, et le seul à ce jour en France
à avoir obtenu l'AMM de première intention dans cette indication,
est devenu l'arme de choix pour réduire la PIO chez les patients atteints
de GAO ou d'HTO.
Une méta-analyse1 réalisée sur 6 mois à partir de
trois essais randomisés, en double aveugle (829 patients sélectionnés
non encore traités ou sous monothérapie, avec une PIO supérieure
ou égale à 22 mm Hg), a permis de mettre en évidence la
supériorité du latanoprost (versus timolol) dans le traitement
du GAO ou de l'HTO, avec une réduction de la PIO moyenne diurne plus
importante à 6 mois de traitement (1,2 point d'écart). En outre,
le maintien de l'effet hypotonisant du latanoprost a été évalué
dans une autre étude scandinave2 à un an et à deux ans.
Les patients initialement randomisés pour recevoir le latanoprost (n
= 183) présentaient une PIO moyenne diurne initiale de 25,1 mm HG (plus
ou moins 3,5 mmm Hg). A 12 mois de traitement, la PIO moyenne diurne était
de 16,9 mm Hg (plus ou moins 2,5 mm Hg) pour 127 patients. A deux ans, la PIO
moyenne diurne se situait à 17, 4 mm HG (plus ou moins 2,9 chez 66 patients).
« Toutes les études ont montré que l'efficacité et
la tolérance étaient meilleures sous latanoprost que sous timolol »
analyse le Pr Philippe Denis (Lyon) et d'ajouter : « Ces études
montrent que la comparaison est toujours en faveur du latanoprost. Ainsi, le
pourcentage de patient atteignant un taux donné de baisse de PIO est
systématiquement plus important sous latanoprost que sous timolol. Si
l'on considère une baisse de 30% de la PIO, 70 % des patients atteignent
ce chiffre sous latanoprost contre 40 % sous timolol ».
Sachant que la baisse de PIO reste un élément important dans le
contrôle du glaucome, l'avènement de cette classe thérapeutique
en première intention représente donc une avancée importante
pour la prise en charge des patients glaucomateux. Ce, d'autant plus que, contrairement
aux bêtabloquants, ce traitement n'est pas contre-indiqué, chez
les patients souffrant d'asthme (sauf asthmes décompensés et instables),
de BPCO ou de problèmes cardiaques.
En pratique :
La posologie recommandée est d'une goutte dans l'oeil (les yeux) atteint(s)
une fois par jour.
L'effet optimal est obtenu quand le latanoprost est administré le soir,
ce qui améliore en outre la compliance.
La posologie du latanoprost ne doit pas dépasser 1 instillation par jour :
il a été montré qu'une fréquence d'administration
supérieure diminue l'effet hypotenseur sur la pression intraoculaire.
A noter que le passage en première intention ne modifie pas l'ASMR (niveau
II) obtenue précédemment versus les bêtabloquants (avis
du 8 octobre 1997).
Compte rendu réalisé par Brigitte Postel
1 : Hedman K, Alm A. A pooled-data analysis of three randomised, double-masked,
six-month clinical studies comparing the intraocular pressure reducing effect
of latanoprost and timolol. Eur J Ophthalmol 2000 ; 10 (2) : 95-104
2 : Alm A, WidengardI. Latanoprost : experience of 2-year treatment in Scandinavia.
Acta Ophtalmol. Scand. 2000;78:71-6.
Particularités
des uvéites chez l'enfant (Am.
J. Ophthalmol. 2003 ; 135(6) : 867-78, GN Holland et al.) www.sciencedirect.com
Le mode de présentation et la prise en charge des uvéites ne sont
pas les mêmes qu'il s'agisse d'enfants ou d'adultes. A partir d'une revue
de la littérature et de l'expérience de spécialistes internationaux,
les auteurs en développent les aspects diagnostiques (dont les diagnostiques
différentiels), cliniques et thérapeutiques qui peuvent être
utiles à la pratique de l'ophtalmologie. Parmi les particularités
propres à l'enfant on peut citer le risque d'amblyopie, le risque plus
élevé de glaucome post-uvéitique, ou le risque de retard
de croissance lié à la prescription de corticoïdes. Il faut
également tenir compte du manque de coopération des patients qui,
dans certaines tranches d'âge, peut rendre l'examen et le traitement difficiles.
La prise en compte de tous ces facteurs doit permettre d'améliorer la
santé et la qualité de vie des enfants malades.
Valve
d'Ahmed et glaucome congénital (Am.
J. Ophthalmol. 2003 ; 135(6) : 821-9, Y. Morad et al.) www.sciencedirect.com
Certains glaucomes congénitaux, rebelles aux traitements habituels, impliquent
la mise en place d'un système de drainage de l'humeur aqueuse. Afin d'évaluer
les résultats de la valve d'Ahmed dans ces indications, les auteurs ont
analysé rétrospectivement les cas de 44 enfants (60 yeux) âgés
de un mois et demi à seize ans au moment de la chirurgie. Si dans cette
série la pression intra-oculaire et les traitements médicaux nécessaires
à contrôler le glaucome ont été significativement
réduits, l'intervention a aussi été à l'origine
de nombreux problèmes post-opératoires. En effet des complications
sont survenues chez un opéré sur deux, menaçant le pronostic
visuel dans une forte proportion des cas. Ni le type de glaucome, ni l'âge,
ni les interventions antérieures n'ont semblé influencer le pronostic.
La valve d'Ahmed apparaît donc comme un traitement efficace qui implique
une surveillance post-opératoire rapprochée.
Syndrome
d'Alport, syndrome de Goodspasture et collagène de type IV (NEJM
348 : 2543-2556, B.G. Hudson et al. - 19 juin 2003) http://content.nejm.org/cgi/content/extract/348/25/2543
A noter : le syndrome d'Alport, anomalie héréditaire des membranes
basales des glomérules du rein, de l'oeil et de l'oreille causé
dans 85% des cas par des mutations des gènes du collagène IV,
et le syndrome de Goodspasture, où la collagène de type IV est
la cible d'anticorps anti-membrane basale glomérulaire, font l'objet
d'une revue de 14 pages dans le NEJM de cette semaine.
Evaluation
des névrites optiques par échographie doppler orbitaire (Radiology
2003 ; 226(2) : 355-358, Karaali K.)
Vingt patients ayant une névrite optique (NO) unilatérale ont
eu un examen doppler orbitaire. Le diagnostic de NO a été établi
par un neurologue sur la présentation clinique et sur l'étude
des potentiels évoqués visuels. Les valeurs obtenues sur l'oeil
atteint et l'oeil sain ont été comparées à l'aide
du t test par paires. Le pic systolique et les vitesses de fin de diastole étaient
significativement augmentés dans l'artère ophtalmique de l'oeil
atteint (P<0.001 pour le pic systolique, P<0.05 pour la vitesse diastolique).
Les index de résistance des artères ophtalmiques n'étaient
pas différents (P>0.05). Les différences entre les pics systoliques,
les vitesses diastoliques et les index de résistance n'étaient
pas statistiquement significatives pour les artères centrales de la rétine
(P>0.05). En conclusion, on observe une augmentation du pic systolique et
de la vitesse diastolique de l'artère ophtalmique des patients ayant
une NO.
Vers une
augmentation de l'incidence des mélanomes conjonctivaux ? (Am.
J. Ophthalmol. 2003 ; 135(6) : 800-6, G.P. Yu et al.) www.sciencedirect.com
L'incidence des mélanomes cutanés augmente. En va-t-il de même
pour les mélanomes conjonctivaux ? Pour le savoir les auteurs ont consulté
les registres des cancers (institut national du cancer), ce qui leur a permis
d'identifier 206 nouveaux cas de mélanomes de la conjonctive diagnostiqués
entre 1973 et 1999. L'analyse de ces cas a montré une augmentation significative
de l'incidence de la maladie chez les sujets masculins et blancs (de près
de 300% en moins de 30 ans) et chez les personnes âgées de plus
de 60 ans. Les mélanomes conjonctivaux semblent donc de plus en plus
fréquents aux Etats-Unis, évolution qui coïncide avec celle
des mélanomes de la peau. L'exposition au rayonnement solaire nocif pourrait
bien en être le facteur étiologique commun.
Evaluation
de la fonction visuelle après greffe de cornée (Am. J.
Ophthalmol. 2003 ; 135(6) : 785-93, F. Mendes et al.) www.sciencedirect.com
En dépit de résultats anatomiques satisfaisants, la vision paraît
souvent médiocre après une kératoplastie transfixiante
(KPT). Pour préciser les choses, 67 patients (71 yeux, 74 greffes) ont
été inclus dans cette étude prospective multicentrique.
Les indications de greffe étaient variables : kératopathie bulleuse,
opacités cicatricielles, kératocônes, dystrophies cornéennes
ou échec d'une précédente greffe. L'analyse a porté
sur le suivi ophtalmologique 6 et 12 mois après l'intervention et sur
le PK-VFQ, version modifiée du "Visual Function Index 14".
L'acuité visuelle (AV) moyenne de l'oeil opéré est passée
de 20/200 en pré-opératoire à 20/60 six mois après
l'intervention et huit opérés sur dix se sont déclarés
modérément à pleinement satisfaits de leur vision. L'amélioration
de la fonction visuelle semble donc être de règle après
une KPT, même lorsque l'intervention est unilatérale et que l'AV
controlatérale est conservée.
Le glaucome
à l'étude (Conférence de presse Pharmacia/Pfizer,
3èmes réunions « Glaucome au 21ème siècle »,
Monaco, 20 juin 2003)
A l'occasion des 3èmes réunions « Glaucome au 21ème
siècle », les Laboratoires Pharmacia/Pfizer et le Comité
de Lutte contre le Glaucome ont annoncé le lancement de l'étude
EFGH 1J (Etude Française Glaucome et Hypertonie 1 Jour) qui sera réalisée
le mardi 25 novembre par les ophtalmologistes français.
Cette étude s'inscrit dans une approche épidémiologique
originale et comporte trois volets :
- Une étude rétrospective réalisée avec l'unité
Inserm de Montpellier, permettra, à partir de l'analyse de données
des prescriptions de médicaments spécifiques à cette pathologie,
d'évaluer le nombre de patients ayant un glaucome ou une HTO.
- Une étude prospective de pharmaco-épidémiologie, réalisée
à partir d'un échantillon de praticiens représentatifs
de la population nationale des ophtalmologistes, permettra de recueillir des
données sur les caractéristiques patients et les attitudes thérapeutiques.
- Une enquête descriptive de type « un jour donné »,
menée le 25 novembre auprès de l'ensemble des ophtalmologistes
français, permettra de recueillir des informations sur les patients âgés
de plus de 18 ans et porteurs d'un glaucome ou d'une HTO. Les praticiens seront
informés dès septembre des conditions de l'enquête. Le protocole
ainsi que les fiches à remplir pour chaque patient traité ou suivi
pour glaucome ou HTO leur seront remis par les délégués
médicaux des Laboratoires Pharmacia/Pfizer.
Coordonnée par un comité de pilotage composé des Prs Alain
Bron, Jean-Philippe Nordmann, Jean-Paul Renard et Max Villain, cette enquête
permettra, sous contrôle de l'Inserm, de réaliser une analyse statistique
approfondie sur une pathologie encore largement sous-diagnostiquée. Elle
devrait également contribuer à une meilleure connaissance épidémiologique
de la maladie glaucomateuse en France.
Compte-rendu réalisé par Brigitte Postel
Polyarthrite
juvénile, uvéite et cataracte (Am.
J. Ophthalmol. 2003 ; 135(6) : 772-8, LA Lam et al.) www.sciencedirect.com
Les enfants atteints de polyarthrite juvénile peuvent développer
des uvéites puis une cataracte et un glaucome secondaires. Pour en évaluer
le pronostic oculaire après extraction du cristallin avec ou sans trabéculectomie,
les cas de 5 patients (6 yeux) de moins de 12 ans ont été revus.
Tous avaient été opérés de cataracte avec mise en
place d'un implant de chambre postérieure, et 3 yeux avaient justifié
une chirurgie combinée. Les traitements pré-opératoires
étaient variables d'un cas à l'autre : méthotrexate au
long cours, autres immunosuppresseurs, anti-inflammatoires. A l'issue d'un suivi
moyen de plus de 3 ans le gain d'acuité visuelle se chiffrait en moyenne
à 7 lignes sur l'échelle de Snellen. Il semble donc que la chirurgie
de la cataracte sur polyarthrite juvénile puisse donner de bons résultats,
sous couvert d'un contrôle au long cours de l'inflammation intra-oculaire
et d'une corticothérapie locale intensive.
Dispersion
pigmentaire et glaucome (Am.
J. Ophthalmol. 2003 ; 135(6) : 794-9, Y. Siddiqui et al.) www.sciencedirect.com
Tous les porteurs d'un syndrome de dispersion pigmentaire n'évoluent
pas systématiquement vers un glaucome. Pour connaître la proportion
de ceux qui développeront la maladie, les nouveaux cas de dispersion
et de glaucome pigmentaires ont été répertoriés
sur une période de 24 ans. Pour parler de dispersion deux des critères
suivants étaient requis : transillumination de la moyenne périphérie
irienne, faisceau de Krükenberg, pigmentation marquée du trabéculum.
Pour parler de glaucome pigmentaire avéré deux des critères
suivants devaient être présents : pression intra-oculaire supérieure
à 21 mmHg, anomalies papillaires ou déficits du champ visuel.
Dans cette série, soit 113 syndromes de dispersion, le risque pour les
personnes atteintes d'évoluer vers un glaucome était de 10% à
5 ans et de 15% à 15 ans. Le jeune âge, la myopie et le sexe masculin
ont fait figure de facteurs favorisants.
Kallikrein-binding
protein et néovascularisation rétinienne (Diabetologia
2003 ; 46 : 689-698, G. Gao)
La kallikrein-binding protein (KBP) est un inhibiteur de serine protéase,
se liant spécifiquement à la kallicréine tissulaire pour
l'inhiber. Cette étude montre que cette protéine inhibe la prolifération
et induit l'apoptose des cellules capillaires endothéliales rétiniennes.
L'injection intravitréenne de KBP dans un modèle de rétinopathie
induite par l'oxygène permet d'inhiber la néovascularisation rétinienne,
et de réduire la perméabilité vasculaire. Le mécanisme
semble passer par l'inhibition de la liaison du VEGF à son récepteur
et à une diminution de l'expression de VEGF.
Membranes
épirétiniennes : quelle technique chez les diabétiques
? (Br.
J. Ophthalmol. 2003 ; 87(6) : 737-41, R.A. Grigorian et al.) http://bjo.bmjjournals.com
Sur une série de 154 yeux porteurs d'une rétinopathie diabétique
proliférante (RDP) les auteurs ont comparé rétrospectivement
la technique conventionnelle (89 cas) et la visco-dissection (65 cas) pour peler
les membranes épirétiniennes (MER). Ils ont tenu compte de l'incidence
des déchirures rétiniennes, de la durée d'anesthésie,
de la pression intra-oculaire post-opératoire, du taux de réapplication
rétinienne et de l'acuité visuelle finale. Aucune différence
significative n'a été observée quant aux déhiscences.
Si la durée d'anesthésie s'est montrée significativement
plus courte avec la technique de référence il faut souligner que
les cas "visco-disséqués" étaient significativement
plus complexes que les autres. Au total il semble que la visco-dissection soit
une bonne alternative en cas de MER sur RDP. Toutefois, et notamment du fait
du caractère rétrospectif de ce travail, des études complémentaires
sont souhaitables.
Lasik
: attention aux hémorragies de l'interface ! (Br.
J. Ophthalmol. 2003 ; 87(6) : 717-9, R.B. Vajpayee et al.) http://bjo.bmjjournals.com
Au cours d'un Lasik il arrive qu'une hémorragie venue des vaisseaux limbiques
vienne perturber le cours de la procédure. Afin de connaître l'influence
de cette complication sur la fonction visuelle finale les auteurs ont comparé
les deux yeux de 20 patients. Chacun d'entre eux avait été opéré
de façon bilatérale mais avait fait une hémorragie per-opératoire
unilatérale. Au cours d'un suivi de six mois l'évaluation a porté
sur l'acuité visuelle sans correction, la meilleure acuité visuelle
corrigée, la valeur de l'équivalent sphérique, la vision
des contrastes et les éblouissements. Selon l'analyse des données
recueillies pendant cette étude il semble bien que les saignements de
l'interface puissent perturber les performances visuelles après un Lasik.
Insuffisance
rénale chez les diabétiques de type 2 en absence d'albuminurie
et de rétinopathie (JAMA
289 : 3273-3277, H.J. Kramer et al. - 25 juin 2003) http://jama.ama-assn.org/cgi/content/abstract/289/24/3273
Dans quelle mesure l'insuffisance rénale des diabétiques de type
2 est-elle une conséquence de la glomérulosclérose classique
observée chez les diabétiques de type 1, dont souffrent 95% de
ceux atteints de rétinopathie diabétique, et qui débute
par une microalbuminurie ? question controversée, à laquelle cette
étude apporte une réponse en montrant que chez les diabétiques
de type 2 aux USA, une proportion importante des insuffisances rénales
chroniques seraient dues à une maladie parenchymale rénale autre
que la glomérulosclérose classique. Sur 1 197 sujets diabétiques
de type 2 d'au moins 40 ans de l'étude NHANES III, 13% présentaient
une insuffisance rénale chronique (taux de filtration glomérulaire
< 60 mL/min / 1,73 m2 de surface corporelle). Parmi eux, 28% souffraient
de rétinopathie diabétique, 45% de microalbuminurie et 19% de
macro-albuminurie ; alors que 30% n'étaient atteints ni d'albuminurie
ni de rétinopathie. Pour détecter une insuffisance rénale
chez les diabétiques de type 2, il serait donc nécessaire de ne
pas s'en tenir à la mesure de l'excrétion urinaire d'albumine
et aux changements ophtalmologiques pour une prise en charge appropriée
quand la maladie n'a pas pour origine une glomérulosclérose diabétique.
Microscopie
confocale cornéenne et évaluation de la neuropathie diabétique
(Diabetologia
2003 ; 46 : 683-688, R.A. Malik)
La microscopie confocale cornéenne est un moyen simple non invasif d'examiner
in vivo les fibres nerveuses cornéennes. Cette technique a été
appliquée chez des patients diabétiques, chez qui on observe une
réduction de la densité en fibres corrélée à
la sévérité de la neuropathie. Cette méthode pourrait
être appliquée à l'évaluation de la neuropathie.