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Semaine du 5 au 11 mai 2003
S'intéresser
aux ptérygions (Surv.
Ophthalmol. 2003 ; 48(2) : 145-80, L.W. Hirst) www.sciencedirect.com
Le traitement des ptérygions, lésions récidivantes par
excellence, est de nos jours encore sujet à controverse. Les modalités
thérapeutiques utilisées en pratique sont le résultat de
nombreuses publications dont la pertinence est discutable puisqu'il s'agit de
cas cliniques ou de séries de petite taille non contrôlées.
Si l'expérience des uns et des autres a tout de même permis de
bannir certaines techniques et d'en choisir d'autres qui paraissent plus efficaces,
l'auteur déplore la rareté des essais cliniques contrôlés
bien conduits. Il appelle de ses voeux la mise en place d'une classification.
Il recommande la prudence aux chirurgiens jusqu'à ce l'on détermine
la conduite à tenir qui diminuera au maximum à la fois les récidives
et le taux de complications.
La cataracte
en pédiatrie (Surv. Ophthalmol. 2003 ; 48(2) : 125-44, L. Amaya
et al.) www.sciencedirect.com
Les cataractes congénitales peuvent revêtir des aspects très
différents, déterminés notamment par leur cause, leur date
d'apparition, leur localisation dans le cristallin et leur potentiel évolutif.
Pour mieux comprendre ces pathologies une classification fondée sur la
présentation clinique est très utile. Parmi les différentes
formes que l'on peut rencontrer figurent les cataractes totales (morganiennes...),
les cataractes centrales (nucléaires...), les opacités antérieures
(polaires, sous-capsulaires, lenticône) ou les opacités postérieures
(lenticône, sous-capsulaire...). D'autres formes méritent d'être
individualisées, comme par exemple les opacités ponctuées,
les opacités des sutures ou la persistance du vitré primitif,
qui comporte elle aussi différentes formes cliniques, de gravité
très variable. Devant une cataracte de l'enfant le risque d'amblyopie
est le principal problème auquel l'ophtalmologiste est confronté.
Hypersignal
chiasmatique en IRM à la phase atrophique de la neuropathie optique héréditaire
de Leber (J. Neuro-ophtalmol. 2003 ; 23 : 28-30, Figen Batioglu)
Un homme de 30 ans, porteur de la mutation 11778 de la neuropathie optique héréditaire
de Leber (NOHL) a bénéficié d'une IRM à la phase
aiguë de la perte visuelle de l'oeil droit. Elle ne montrait aucune anomalie
du nerf optique. Trois mois plus tard, durant la baisse visuelle gauche, l'IRM
montrait un hypersignal de la moitié droite du chiasma. Six mois plus
tard, l'IRM montrait un hypersignal T2 de l'ensemble du chiasma au stade d'atrophie
des nerfs optiques. Il est supposé que cet hypersignal représente
une dégénérescence wallérienne. L'hypersignal est
du à la gliose qui s'associe à la dégénérescence
axonale. Dans la NOHL, la dégénérescence axonale sévère
et la démyélinisation des voies visuelles pré-géniculées
sont des constatations constantes à l'examen post mortem.
Récidive
tardive d'un mélanome malin choroïdien : une revue de la littérature
(Surv. Ophthalmol. 2003 ; 48(2) : -90, N. Mittica et al.) www.sciencedirect.com
De la chirurgie radicale à l'immunothérapie (vaccins dirigés
contre les cellules malignes) en passant par différentes autres modalités
thérapeutiques, le traitement des mélanomes de l'uvée a
beaucoup évolué. L'analyse de l'effet de ces différentes
méthodes a également permis de mieux comprendre la maladie. La
description de la résection par voie endoculaire remonte à 1984.
Les auteurs rapportent le cas d'une patiente qui, 13 ans après avoir
été opérée par cette technique, s'est présentée
avec une récidive locale, mais sans métastase. L'atteinte de l'orbite
par contiguïté (mise en évidence par l'IRM) a imposé
la pratique d'une exentération. Deux ans après cette intervention
il n'existait toujours aucune métastase. A partir de ce cas clinique
inhabituel et d'une analyse de la littérature, les auteurs passent en
revue les différents traitements des mélanomes choroïdiens
et en discutent l'intérêt.
Les coûts
de la santé (Surv. Ophthalmol. 2003 ; 48(2) : 204-23, M.M. Brown
et al.) www.sciencedirect.com
Dans la pratique de la médecine, et de par le monde, les préoccupations
d'ordre économique revêtent une importance croissante. L'ophtalmologie
n'échappe pas à cette évolution. Assurant que ce phénomène
va encore s'amplifier dans les décennies qui viennent, les auteurs proposent
une revue de la littérature au sujet des analyses qui se pratiquent en
termes d'économie de la santé. Ils reviennent sur les différents
types d'études qui existent sur le sujet, comme l'analyse des rapports
coût/bénéfices et coût/efficacité ou les recherches
qui visent à diminuer les dépenses. Ils insistent sur l'intérêt
d'évaluer les pratiques médicales en fonction du gain en qualité
de vie et de l'augmentation de la durée de vie. Ce mode de raisonnement
aboutit en fait à la création d'une nouvelle unité de mesure,
qui tient compte des avantages perçus par le malade en fonction des dépenses
engagées.
Syndrome
des anticorps antiphospholipides chez un jeune enfant (Am. J. Ophthalmol.
2003 ; 135(4) : 542-4, M. Harnett et al.) www.sciencedirect.com mhartn@lsuhsc.edu
Les auteurs rapportent une observation dont il n'existe, selon eux, aucun équivalent
décrit. Suite à une thrombose veineuse rétinienne chez
une enfant de six ans, des explorations ont été demandées,
afin d'éliminer une infection, une cause immunitaire, des troubles de
l'hémostase, un diabète et une hypertension artérielle.
Un facteur V Leiden, une mutation de la pro-thrombine, des anticorps anti-cardiolipines,
un anticoagulant circulant (lupus) et un déficit en anti-thrombine III,
en protéine C ou en protéine S ont été recherchés,
dans l'hypothèse d'une thrombophylie. Un anticoagulant circulant et une
discrète élévation des anticorps anti-cardiolipine ont
ainsi été détectés. Ceci témoigne que, bien
que rare chez l'enfant, le syndrome des anticorps anti-phospholipides doit malgré
tout être recherché dans certains cas. Ici, les territoires rétiniens
ischémiques ont été photo-coagulés afin de réduire
la néovascularisation.
Evaluer
la neuropathie optique glaucomateuse par OCT (Am. J. Ophthalmol. 2003
; 135(4) : 513-20, A. Kanamorin et al.) www.sciencedirect.com kanaaki@med.kobe-u.ac.jp
L'OCT (Optical Coherence Tomography) permet entre autres de mesurer l'épaisseur
de la couche des fibres rétiniennes dans la région papillaire.
Cette méthode d'imagerie pourrait permettre dans le futur de poser le
diagnostic des glaucomes débutants et de suivre l'évolution de
la neuropathie optique dans le temps. Mais il faut auparavant que les recherches
aient démontré sa fiabilité dans ces indications. Dans
cette perspective les auteurs ont revu les valeurs mesurées sur 160 yeux
normaux, 23 yeux hypertones, 38 yeux suspects de glaucome et 237 yeux ayant
un glaucome avéré. Dans chaque groupe l'épaisseur de la
couche des fibres et la déviation moyenne du champ visuel ont été
confrontées. Après analyse des données recueillies, les
auteurs concluent que l'OCT est capable de reconnaître des lésions
précoces des fibres et qu'il pourrait de surcroît être utile
au cours de la surveillance des glaucomateux.