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Semaine du 21 au 27 octobre 2002
Décollement de rétine
(DR) et syndrome de Marfan (Retina 2002 ; 22(4) : 423-8, T. Sharma et al.)
www.retinajournal.com
Les DR qui surviennent dans un contexte de syndrome de Marfan semblent avoir
des caractéristiques qui leur sont propres. C'est ce qu'affirment les
auteurs qui ont étudié les cas de 45 patients (53 yeux). On peut
par exemple retenir de leurs observations que le DR était total dans
trois quarts des cas, qu'il existait des trous atrophiques dans près
d'un cas sur deux, que dans environ 40% des cas il y avait plus de quatre déhiscences
et que les déchirures se situaient préférentiellement en
temporal. En première intention tous les patients ont été
cerclés et plus de la moitié ont été vitrectomisés,
pour obtenir à l'issu d'un suivi moyen de 11 mois, une réapplication
rétinienne dans 86% des cas. Ces succès anatomiques ont permis
aux opérés de récupérer une acuité visuelle
au moins égale à 20/200 dans plus de 80% des cas après
cerclage seul et dans 56% des cas après vitrectomie.
Influence des implants
phakes sur l'endothélium cornéen(J. Cataract. Refract.
Surg. 2002 ; 28(9) : 1589, I. Dejaco-Ruhswurm et al.) www.sciencedirect.com/science
La correction des fortes amétropies peut être assurée par
la mise en place d'un implant de chambre postérieure sur oeil phake.
Pour connaître leurs conséquences à long terme sur l'endothélium
cornéen les auteurs ont suivi pendant quatre ans 24 yeux opérés
(21 patients). Dans cette série la perte cellulaire endothéliale
moyenne (par rapport à une valeur pré-opératoire de 2 854
cellules par mm2) était marquée au début de la surveillance
post-opératoire pour se ralentir en suite et devenir non significative.
La qualité des cellules endothéliales n'a semblé en rien
altérée par ailleurs.
LASIK et bradycardie (J. Cataract. Refract. Surg. 2002 ; 28(9)
: 1698, M Baykara et al.) www.sciencedirect.com/science
Au travers d'une observation les auteurs rappellent que les procédures
de LASIK peuvent être responsables d'un réflexe oculo-cardiaque
avec bradycardie profonde. Le patients dont il est question était âgé
de 21 ans. Sa fréquence cardiaque, qui était de 90 battements
par minute avant la chirurgie, a chuté à 40 battements par minute
pendant l'intervention, imposant l'interruption prématurée du
traitement. C'est démontrer, si besoin était, la nécessité
d'une surveillance cardiaque continue, même lorsque l'on travaille sous
anesthésie locale pure.
La photothérapie dynamique (Retina 2002 ; 22(4) :
391-8, K.W. Woodburn et al.) www.retinajournal.com
Cet article propose une revue de la littérature concernant le traitement
des néovaisseaux choroïdiens (NVC) par photothérapie dynamique
(PDT). Il détaille entre autres son mode d'action, ses indications, ses
résultats et ses complications. Cette méthode, dont l'efficacité
versus placebo a été vérifiée, permet d'occlure
temporairement les NVC et d'éviter ainsi que l'acuité visuelle
ne continue à se dégrader. En effet quelques semaines après
le traitement on observe une reperméabilisation ou une reprise proliférative
qui imposent la répétition des séances de PDT pour maintenir
le résultat obtenu. La seule substance dont l'utilisation est actuellement
autorisée est la vertéporphine au sujet de laquelle les recherches
cliniques se poursuivent.
Paralysie de la 6ème paire crânienne chez les adultes
jeunes (Ophthalmology 2002 ; 109(10) : 1925-8, G.B. Peters et al.)
www.aaojournal.org
Pour connaître les caractéristiques des paralysies non traumatiques
de la sixième paire crânienne entre 20 et 50 ans, les auteurs ont
analysé rétrospectivement tous les cas qu'ils avaient pu observer
de 1994 à 2000. Dans cette série les tumeurs du système
nerveux central sont apparues comme la première cause des paralysies
du VI, tous cas confondus. En revanche lorsque la paralysie oculomotrice était
isolée, c'est la sclérose en plaques qui arrivait en tête
des étiologies. L'absence de résolution spontanée de la
paralysie, et donc le recours à la chirurgie des muscles oculomoteurs,
était plus fréquente pour les patients qui avaient un processus
expansif. Dans cette classe d'âge et selon leur expérience, les
auteurs ne recommandent pas de prescrire d'examens complémentaires dans
l'hypothèse d'un mécanisme vasculaire. Ils précisent que
la paralysie du VI reste rare chez les adultes de moins de 50 ans.
Conduite automobile et fonction visuelle (Br. J. Ophthalmol.
2002 ; 86(10) : 1118-21, J.E. Keeffe et al.) http://bjo.bmjjournals.com
Plus de 2 500 sujets âgés de 44 ans ou plus ont été
interrogés sur leurs comportements de conducteurs et examinés
sur le plan ophtalmologique. L'étude a porté sur l'acuité
visuelle, les décisions d'arrêter de conduire, l'autolimitation
de la conduite dans certaines circonstances et les accidents de la route. Les
examinateurs ont pu constater que 2,6% des conducteurs avaient une acuité
visuelle insuffisante pour prendre le volant et que le risque d'accident ne
dépendait pas de l'âge mais du nombre cumulé des kilomètres
parcourus. Par ailleurs le taux d'accidents de la route avec responsabilité
n'était pas supérieur chez les personnes dont la fonction visuelle
était altérée. Enfin les conducteurs âgés
avaient tendance à restreindre spontanément leurs déplacements
en voiture, voire arrêtaient de conduire, lorsqu'ils étaient atteints
de problèmes visuels, ce qui n'était pas le cas des conducteurs
plus jeunes
Endophtalmies endogènes à streptocoques B (Ophthalmology
2002 ; 109(10) : 1879-86, S.Y. Lee et al.) www.aaojournal.org
Les endophtalmies endogènes à streptocoques B sont rares, mais
responsables de tableaux gravissimes. A partir de leur propre expérience
et d'une analyse des cas publiés dans la littérature les auteurs
en décrivent le mode de présentation habituel et l'évolution.
D'après ces observations il apparaît que ces endophtalmies peuvent
survenir par dissémination hématogène d'une infection cutanée,
d'une angine ou d'un foyer pulmonaire. Dans bien des cas il existe une arthrite
septique (typiquement une polyarthrite) et/ou une endocardite associées.
On retrouve parfois un terrain prédisposé tel qu'un diabète.
Malgré une antibiothérapie à la fois intraveineuse et intravitréenne
(avec ou sans vitrectomie), le taux de cécité séquellaire
et de phtyse du globe semble élevé. Enfin le risque vital n'est
pas négligeable.
Rééducation de l'amblyopie : des résultats à
long terme (Br. J. Ophthalmol. 2002 ; 86(10) : 1148-51, J. Ohlsson
et al.) http://bjo.bmjjournals.com
Pour de pas risquer une rechute il est admis par tous que le traitement d'une
amblyopie doit se poursuivre jusqu'à l'âge de huit ou dix ans.
Mais une fois la rééducation terminée la vision reste elle
durablement stable ? Pour le vérifier les auteurs ont reconvoqué
24 patients, en moyenne une dizaine d'années après la fin du traitement
et ont comparé l'acuité visuelle à ce qu'elle était
dix ans plus tôt. L'analyse des résultats de cette série
a confirmé que la vision de l'oeil amblyope ne s'était pas détériorée
depuis l'arrêt de la rééducation.