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Semaine du 23 au 29 septembre 2002
Des
prothèses visuelles (Surv. Ophthalmol. 2002 ; 47(4) : 335,
T. O'Hearn et al.) http://www.sciencedirect.com/science
Le principe de la plupart des systèmes prothétiques
visuels est la stimulation électrique des neurones. Selon la
localisation de la stimulation sur les voies visuelles, on parlera de
prothèses corticale, du nerf optique, sous rétinienne
ou épirétinienne. Les cécités dues aux
dégénérescences des couches externes de la
rétine, telles que les rétinopathies pigmentaires ou la
DMLA, pourraient être traitées par des stimulations de
la rétine ou du nerf optique, alors que les
cécités dues aux maladies de la rétine interne
(ou de la rétine dans toute son épaisseur), du nerf
optique (tumeur, ischémie, maladie inflammatoire...) ou du
système nerveux central (cortex excepté), pourraient
relever de stimulations corticales. Cet article propose un inventaire
des techniques actuelles et à venir en matière de
prothèses visuelles.
Prise en charge
des hyphémas post-traumatiques (Surv. Ophthalmol 2002 ;
47(4) : 297, W. Walton et al.)
http://www.sciencedirect.com/science
Parmi les causes des hyphémas figurent les traumatismes
fermés du globe. Ils peuvent se compliquer d'une hypertonie
oculaire, de synéchies de l'angle irido-cornéen, d'une
atrophie optique, d'une hémato-cornée, de troubles de
l'accommodation, ou récidiver. Les auteurs, se
référant aux données de la littérature,
émettent des recommandations quant à la prise en charge
thérapeutique de ces hyphémas. Ils conseillent entre
autres de rechercher et de traiter les lésions oculaires qui
leurs sont fréquemment associées, d'utiliser des
cycloplégiques, des corticoïdes locaux ou
généraux, le patient devant être mis au repos et
porter une coque de protection oculaire. Ils réservent la
chirurgie en particulier aux hématocornées et aux
hypertonies oculaires qui résistent à un traitement
médical maximal. La récidive d'un hyphéma dans
ce contexte serait un facteur de mauvais pronostic.
Chirurgie du
cristallin clair et implants phakes pour les fortes myopies
(Curr. Opin. Ophthalmol. 2002 ; 13(4) : 264-70, T.P. O'Brien et
al.) www.co-ophtalmology.com
Les implants phakes et la chirurgie du cristallin clair permettent de
traiter les myopies fortes là où les limites de la
chirurgie réfractive cornéenne se manifestent. Ces deux
techniques ont donc suscité beaucoup d'enthousiasme, et ce
malgré le risque de complications. En effet la chirurgie du
cristallin clair semble augmenter nettement la probabilité des
yeux myopes forts de développer un décollement de la
rétine et les implants de chambre antérieure
s'accompagnent d'un taux d'ovalisation pupillaire, de mobilisation et
de lésions endothéliales trop important. En revanche,
et bien que le recul soit encore insuffisant, les implants à
fixation irienne et les implants de chambre postérieure
paraissent plus sûrs. Ils pourraient même s'associer
à un LASIK ou à une PKR pour traiter certaines
amétropies fortes.
Le LASEK
(Curr. Opin. Ophthalmol. 2002 ; 13(4) : 264-70, T.P. O'Brien et
al.) www.co-ophtalmology.com
Le LASEK (Kératomileusis sous épihélial par
laser) est une technique de chirurgie réfractive assez
récente. Selon les auteurs, il combine des avantages du LASIK
et de la PKR (photokératectomie réfractive). En effet,
grâce la récupération visuelle est plus rapide,
les suites sont moins douloureuses, le risque de haze stromal est
moindre, la cicatrisation épithéliale est rapide et le
risque de complications dues au capot (du fait de la dissection
superficielle) ou à l'interface est faible. Le LASEK semble
offrir plus de sécurité sur certains yeux "difficiles"
(fente palpébrale de petite taille, cornée très
bombée ou très plate...) et il préserve le tissu
stromal des cornées fines (myopie forte). Enfin, il
paraît être une option de choix chez les patients qui, de
part leurs activités professionnelles ou de loisirs, sont
particulièrement exposés au risque de traumatisme
oculaire. Cet article fait le point.
Astigmatisme
post-LASIK (Curr. Opin. Ophthalmol. 2002 ; 13(4) : 250-5, H.K.
Wu) www.co-ophtalmology.com
Bien que le LASIK soit une méthode de chirurgie
réfractive le plus souvent couronnée de succès,
des complications restent possibles. Parmi elles l'astigmatisme
post-opératoire limite la récupération visuelle
et est à l'origine d'un certain nombre de symptômes
gênants tels que les éblouissements nocturnes ou une
diplopie monoculaire. Selon les cas, l'étude de l'astigmatisme
post-opératoire passe par la kératométrie et la
mesure de la réfraction, l'analyse de la topographie
cornéenne, l'aberrométrie et diverses méthodes
mathématiques. Les auteurs passent en revue les
différentes options chirurgicales qui peuvent être
proposées pour le traiter.
LASIK : les
complications du volet et de l'interface (Curr. Opin. Ophthalmol.
2002 ; 13(4) : 242-5, M.C. Knorz) www.co-ophtalmology.com
En matière de LASIK les microkératomes modernes ont
permis de diminuer la fréquence des complications dues au
volet (de 2,5% des cas à 0,16%). A côté du risque
de luxation du capot, on peut aussi observer des complications au
niveau de l'interface qui représente un espace virtuel au sein
duquel un épanchement liquidien ou une accumulation de
matériel cellulaire peuvent se constituer. La kératite
lamellaire diffuse se développe habituellement dans les
premiers jours post-opératoires mais elle peut aussi survenir
de façon retardée. L'invasion épithéliale
est rare et serait due à une colonisation de l'interface
post-opératoire, d'où l'importance du repositionnement
soigneux du volet cornéen à la fin de l'intervention.
Attention : le phénomène de chambre antérieure
double, décrit à l'occasion de glaucomes
cortico-induits, fausse la mesure de la pression intra-oculaire en la
sous-estimant.
L'actualité
des kératoplasties (Curr. Opin. Ophthalmol 2002 ; 13(4) :
220-3, P.R. Laibson) www.co-ophthalmology.com
L'auteur fait le point sur les techniques actuelles qui peuvent
être envisagées quand une transplantation
cornéenne s'impose. En cas de dysfonctionnement
endothélial (fréquent) la transplantation de cellules
endothéliales seules accélérerait la
récupération visuelle et diminuerait le risque
d'astigmatisme, tout en éliminant les problèmes de
rejet épithélial et sous-épithélial. A ce
propos, quelques expériences de kératoplasties
lamellaires profondes postérieures ont été
tentées. En cas de syndrome de Stevens-Johnson ou de
pemphigoïde oculaire, les techniques classiques donnent de
mauvais résultats. Il faut alors sélectionner les
patients qui pourraient bénéficier d'une
kératoprothèse. Enfin, les kératoplasties
réalisées dans des conditions particulières
(après chirurgie filtrante...) et le risque de transmission de
cellules cancéreuses par le biais d'une kératoplastie
alimentent aussi la discussion.
Reconstruction
de la surface oculaire (Curr. Opin. Ophthalmol. 2002 ; 13(4) :
213-9, S. Shimmura et al.) www.co-ophthalmology.com
Certaines pathologies sévères de la surface oculaire
imposent le recours à une chirurgie reconstructrice. On
dispose maintenant d'un certain recul vis à vis des
premières techniques qui avaient été
utilisées, dont il est possible de tirer quelques
enseignements quant aux moyens d'améliorer les
résultats. Parmi les progrès récents, on peut
retenir l'intérêt des greffes de membrane amniotique. La
recherche sur les cellules souches limbiques et sur les
propriétés physiologiques de la membrane amniotique
pourrait contribuer à la mise au point de tissus de
synthèse qui viendraient compléter l'éventail
thérapeutique en matière de reconstruction de la
surface oculaire.
Chirurgie des
ptérygions et greffe de membrane amniotique (Curr. Opin.
Ophthalmol. 2002 ; 13(4) : 204-12, S.E. Ti et al.)
<http://www.co-ophthalmology.com/> www.co-ophthalmology.com
Le traitement des ptérygions peut faire appel, entre autres
techniques, aux greffes de membrane amniotique. L'utilisation de ce
tissu biologique se fait préférentiellement dans
certaines conditions : en présence d'une large perte de
substance conjonctivale (après exérèse d'un
ptérygion étendu) ou lorsque l'on souhaite
préserver la conjonctive bulbaire supérieure, en
particulier en prévision d'une intervention de chirurgie
filtrante. L'efficacité de cette méthode est comparable
à celle de l'autogreffe conjonctivale et elle ne
présente pas de danger particulier. Les auteurs passent en
revue les caractéristiques cliniques et les principes du
traitement des ptérygions, qu'ils soient primitifs ou
récidivants.
Le nouveau
visage des dystrophies cornéennes (Curr. Opin. Ophthalmol.
2002 ; 13(4) : 199-203, N Siddiqui et al.)
www.co-ophthalmology.com
Les progrès de la génétique nous permettent de
mieux comprendre les mécanismes de bien des maladies et les
dystrophies cornéennes ne semblent pas y échapper. En
effet, on a pu montrer que différentes mutations du
gène BIGH3 sont à l'origine de dystrophies
cornéennes autosomales dominantes distinctes. Jusqu'alors, ces
maladies avaient été classifiées selon des
critères cliniques. La connaissance de leur origine permet
maintenant de proposer une classification qui tient compte du
mécanisme génétique sous-jacent. En soulignant
que des anomalies d'un même gène peuvent être
à l'origine d'expressions phénotypiques
différentes, les auteurs encouragent les cliniciens à
se familiariser avec cette approche moléculaire, en
particulier du fait des applications thérapeutiques futures
que l'on peut espérer.