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Semaine du 9 au 15 septembre 2002
Traitement de
l'amblyopie : des résultats variables selon le type
d'astigmatisme (Am.
J. Ophthalmol. 2002 ; 133(6) : 741-5, D. Somer et al.)
http://www.sciencedirect.com/scienc
dsomer@mc.metu.edu.tr
L'astigmatisme inverse semble être un facteur de mauvais
pronostic chez les enfants traités pour une amblyopie
anisométropique. Telle est la conclusion de cette étude
rétrospective au cours de laquelle les cas de 98 astigmates
ont été analysés. Sept groupes ont
été constitués qui tenaient compte du type de
l'astigmatisme. Les auteurs ont alors observé que la
durée de l'occlusion nécessaire pour
rééduquer l'amblyopie était supérieure en
cas d'astigmatisme non conforme à la règle et qu'au
final la valeur de la meilleure acuité visuelle
corrigée était moins bonne qu'en cas d'astigmatisme
direct. Cette constatation s'appliquait tant aux hypermétropes
qu'aux myopes mais les déficits en vision rapprochée
sont apparus plus amblyogènes que les déficits en
vision éloignée.
Production de
larmes chez les nouveaux nés
(Am. J.
Ophthalmol. 2002 ; 133(6) : 746-9, E. Toker et al.)
http://www.sciencedirect.com/science
aetoker@superonline.com
Au cours de la période néo-natale la
sécrétion lacrymale semble dépendre du
degré de maturité de l'enfant. C'est ce qui ressort de
ce travail au cours duquel la production de larmes a
été mesurée chez 118 nouveaux nés. Parmi
eux 96 étaient nés à terme et 22 avant terme.
Les examens ont été réalisés dans les 48
premières heures puis à 15 jours et un mois de vie.
Pour cela les auteurs ont utilisé des tests de Shirmer avant
puis après instillation d'un collyre anesthésique afin
de mesurer la production de larmes totale puis la
sécrétion de base. Chez les enfants nés avant
terme la production de larmes, plus faible, était
corrélée au poids de naissance et à l'âge
post-conceptionnel. Elle augmentait à la 4ème semaine
alors que chez les autres bébés l'augmentation de la
sécrétion apparaissait dès la 2ème
semaine. La production de larmes au cours de la période
néonatale s'accroît donc progressivement.
Tumeurs malignes
de la surface oculaire et greffe de membrane amniotique
(Br. J. Ophthlmol.
2002 ; 86(6) : 640-5, E.M. Espana et al.)
www.bjo.bmjjournals.com
Lorsqu'une pathologie de type néoplasique se développe
au niveau de la surface oculaire, son traitement chirurgical
entraîne parfois une perte de substance conjonctivale
importante. Dans ce cas la reconstruction peut se faire grâce
à une autogreffe de conjonctive ou de muqueuse buccale. Mais
on peut également utiliser une transplantation de membrane
amniotique. C'est cette méthode qu'ont choisi les auteurs pour
traiter 16 de leurs patients chez lesquels l'ablation de la tumeur
avait été complétée d'une
cryoapplication. Dans tous les cas une cicatrisation précoce
et de bonne qualité a été obtenue. Au cours d'un
suivi moyen de deux ans, une seule complication a été
notée et des récidives sont survenues dans 10% des cas.
Dans ces indications les greffes de membrane amniotique semblent
être particulièrement utiles lorsque le traitement a
endommagé le limbe.
Cataracte : le
résultat réfractif dépend de
l'implant (Br.
J. Ophthlmol. 2002 ; 86(6) : 620-2, M.J. Elder)
www.bjo.bmjjournals.com
Chez les patients opérés de cataracte par
phacoémulsification la réfraction
post-opératoire peut dépendre du type d'implant
utilisé par le chirurgien. L'auteur en rapporte son
expérience, au travers d'une étude prospective
réalisée sur un total de 400 opérés. La
moitié d'entre eux a reçu un implant en PMMA et l'autre
moitié un implant en silicone. La prédictibilité
de l'erreur réfractive est apparue identique selon que la
formule SRK-II ou SRK-T était utilisée. En revanche des
différences significatives ont été mises en
évidence entre les deux implants. Il semble donc que le
modèle de l'implant puisse influer sur la réfraction
post-opératoire.
L'IRM de
très haute résolution appliquée à
l'examen du nerf optique (Ophthalmology
2002 ; 109(6) : 1085-91, A. A. Sadun et al.)
www.aaojournal.org
L'IRM de très haute résolution pourrait permettre de
visualiser in vivo certaines lésions du nerf optique,
jusqu'à présent uniquement accessibles à un
examen anatomo-pathologique. En effet grâce à la
"micro-IRM" les auteurs ont réussi à obtenir, in vitro,
des images très précises à partir des nerfs
optiques de deux sujets normaux et d'un patient atteint d'une
neuropathie optique héréditaire de Leber. La
précision de cette technique est telle que la lame
criblée est apparue comme une juxtaposition de multiples
disques. Dans le cas de la maladie de Leber les faisceaux nerveux
étaient atrophiques ainsi que les septas de collagène
et le diamètre du nerf optique était diminué.
Des applications cliniques de cette méthode d'imagerie en
trois dimensions seraient envisageables.
Sclérectomie
profonde et glaucome congénital rebelle : à propos des
risques (Ophthalmology
2002 ; 109(6) : 1066-71, C. Luke et al.)
www.aaojournal.org
En cas de sclérectomie profonde (SP) les glaucomes
congénitaux qui résistent aux traitements habituels
seraient prédisposés à certaines complications.
C'est ce qu'écrivent les auteurs en présentant une
série rétrospective de 10 enfants âgés de
8 mois à 14 ans. Six avaient un glaucome congénital
primitif et quatre un glaucome congénital secondaire. Tous
avaient déjà subi des traitements chirurgicaux lorsque
la SP a été réalisée. Il a fallu
convertir en trabéculectomie à 4 reprises et deux
trabéculotomies complémentaires ont été
faites. Malgré un bon résultat pressionnel initial tous
les cas se sont soldés par un échec peu de temps
après l'intervention. Diverses complications ont
été rencontrées telles que
l'impossibilité de visualiser le canal de Schlemm en
per-opératoire, la perforation de la membrane
trabéculo-descemétique, l'hypotonie, l'hyphéma,
l'hémorragie intra-vitréenne et le décollement
de rétine.
Vingt-quatre
heures pour détecter le virus herpès
simplex (Arch.
Ophtalmol. 2002 ; 120(7) : 960-2, R.P. Kowalski et al.)
http://archopht.ama-assn.org
Cet article présente une nouvelle méthode capable
d'établir le diagnostic d'infection à herpès
simplex (HSV) en 24 heures, et ce à partir de
prélèvements d'origine oculaire. Baptisé ELVIS
(ou Enzyme Linked Virus Inductible System) il semble facile à
mettre en oeuvre et aussi sensible, mais plus rapide, que les
techniques de référence. A l'appui les auteurs
détaillent les résultats de leurs études. En
effet, pour établir ces conclusions ils ont dû d'une
part tester ELVIS sur 36 prélèvements connus comme
étant HSV-positifs et 25 autres prélèvements
connus pour être HSV-négatifs (étude
rétrospective) et d'autre part comparer ELVIS aux tests
habituels chez 422 patients (étude prospective).
Décollements
de rétine spontanément résolutifs
(Ophthalmology
2002 ; 109(7) : 1251-5, J. Lorenzo et al.)
www.aaojournal.org
A partir de deux cas de décollement de rétine (DR) dont
ils ont pu observer la ré-application spontanée, les
auteurs décrivent les phénomènes vitréens
qui peuvent être en cause dans cet événement
rare. Il s'agissait d'un DR rhegmatogène et d'un DR
tractionnel. Lors de l'examen initial il existait (en bio-microscopie
et en échographie de haute résolution) un
décollement partiel du vitré avec persistance
d'adhérences vitréo-rétiniennes. Après la
guérison les adhérences n'étaient plus visibles.
Ces observations montrent que la disparition des tractions,
levées par un décollement postérieur du
vitré complet, peuvent, dans certains cas, favoriser la remise
à plat naturelle de la rétine.
Cataracte
nucléaire : les facteurs de risques
(Ophthalmology
2002 ; 109(7) : 1303-8, M.C. Leske et al.)
www.aaojournal.org
Une population de 2 609 sujets noirs (Barbados eye study),
initialement tous indemnes de cataracte, a été suivie
pendant 4 ans afin de détecter l'apparition d'opacités
cristalliniennes nucléaires pendant cette période. Au
cours de l'étude elles sont apparues chez 241 personnes.
Différents facteurs de risque ont pu être relevés
comme l'âge, le sexe féminin, les iris foncés, la
myopie, le diabète et un faible indice de masse corporelle
(IMC), éléments déjà mis en
évidence dans d'autres populations. En revanche un facteur de
risque supplémentaire inhabituel a été
retrouvé. En effet dans cette série les patients qui
recevaient un traitement anti-glaucomateux par voie topique avaient
une probabilité trois fois supérieure de
développer des opacités nucléaires. Les auteurs
concluent que des études complémentaires sont
nécessaires afin de vérifier ou d'infirmer cette
association.
Rupture de
cicatrice après ablation de surjet sur kératoplastie
transfixiante (Ophthalmology
2002 ; 109(7) : 1291-6, E.S. Abou-Jaoude et al.)
www.aaojournal.org
Les cicatrices de kératoplasties transfixiante (KPT) restent
durablement fragiles. Pour illustrer cela les auteurs ont
cherché à connaître la fréquence des
ré-ouvertures des cicatrices cornéennes après
ablation de surjet. Ils ont pour cela revu les dossiers de 324
greffés. Dans ce groupe l'ablation des sutures s'est
avérée nécessaire chez 69 patients (toujours
plus d'un an après l'intervention). Dans les 15 jours qui ont
suivi, cinq cas de déhiscence spontanée de la cicatrice
ont été observés (soit plus de 7%). Les facteurs
favorisants étaient : l'âge élevé,
l'existence d'un astigmatisme, les antécédents de
corticothérapie locale prolongée, la toux et les
chutes. Les auteurs recommandent de surveiller les patients
après ablation de surjet cornéen et surtout dans les
deux semaines qui suivent. Ils conseillent d'informer les
opérés du risque et des symptômes qui doivent les
conduire à consulter l'ophtalmologiste au plus
vite.