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Semaine du 6 au 12 mai 2002

Oeil sec après LASIK hypermétropique (J. Refract. Surg. 2002 ; 18(2) : 113-23, J.M. Albietz et al.) {julie@darkoptics.com.au}
Après un LASIK destiné à corriger une hypermétropie, comment évoluent la qualité des larmes et la surface oculaire ? Pour répondre à cette question les auteurs ont revu les dossiers de 88 patients opérés (88 yeux). Les examens ont été pratiqués en pré-opératoire puis en post-opératoire à 15 jours, un, 3, 6 et 12 mois. Ils comportaient : un interrogatoire sur les symptômes de sécheresse oculaire, un BUT (Break up Time) pour évaluer la stabilité du film lacrymal, une mesure du volume des larmes, un test à la fluorescéine pour apprécier l'état de la surface oculaire et une empreinte conjonctivale pour connaître la densité des cellules caliciformes. Au total il semble que l'oeil sec puisse poser de réels problèmes après un LASIK hypermétropique. Le traitement en est parfois difficile, en particulier chez les femmes et dans les 6 premiers mois post-opératoires. Il peut s'associer à une régression du résultat réfractif.

Oedème maculaire cystoïde du pseudophake : régression après pelage de la membrane limitante interne (Am. J. Ophthalmol. 2002 ; 133(4) : 571-2, G.A. Peyman et al.)
Deux patients qui, après extraction non compliquée de la cataracte, avaient développé un oedème maculaire cystoïde (OMC) ont été opérés de vitrectomie. Les OMC, devenus chroniques, résistaient au traitement médical et évoluaient depuis respectivement 11 et 22 mois. En cours de vitrectomie les chirurgiens ont procédé au pelage de la membrane limitante interne (MLI). L'évaluation post-opératoire a comporté une mesure d'acuité visuelle, un examen du fond d'oeil, une angiographie en fluorescéine et un OCT. A l'issue d'un suivi de 8 et 11 mois les patients ont été améliorés sur les plans anatomique et fonctionnel. Selon les auteurs il s'agit des deux seuls cas d'OMC du pseudophake qui aient évolué favorablement après vitrectomie et ablation de la MLI, et qui soient publiés sur Medline.

Une invasion épithéliale traitée par 5-FU (Am. J. Ophthalmol. 2002 ;133(4) : 562-4, M.M. Lai et al.)
Cet article propose une indication originale du 5 FU. Après traumatisme oculaire et kératoplastie transfixiante compliquée, un patient a développé une invasion épithéliale massive, induite par une déhiscence de la cicatrice. Considérant une nouveau geste chirurgical trop dangereux sur ce terrain, les chirurgiens ont eu recours à deux injections de 5-Fluoro-Uracile en chambre antérieure (ils décrivent leur technique). Le résultat a été spectaculaire puisque dans les 15 jours qui ont suivi, on a pu assister à la régression et la disparition de l'invasion épithéliale. De plus, au terme d'un suivi de 5 mois, aucun signe de récidive n'a été constaté. Le 5-FU peut donc être utile pour traiter une invasion épithéliale, en particulier lorsqu'elle est importante et que la chirurgie est trop risquée.

Traitement des trous maculaires et vitrectomie a minima (Retina 2002 ; 22(2) : 183-186, R.F. Spaide)
La chirurgie des trous maculaires (TM) implique habituellement une vitrectomie assez complète et donne de bons résultats. Dans le soucis d'être moins invasifs et de limiter les complications et le temps opératoire, les auteurs proposent une autre méthode. Ils en décrivent le principe et les suites, à propos de 3 patients (3 yeux). Un OCT (Tomographie en Cohérence Optique) pré-opératoire, en repérant précisément l'interface vitréo-rétinienne en regard du TM, a permis de guider le geste chirurgical. Une microspatule a été utilisée pour effectuer la dissection vitréo-rétinienne. La vitrectomie n'a intéressé qu'une zone limitée, en regard du TM, de façon à créer l'espace nécessaire pour mettre en place une bulle de gaz. Les résultats anatomiques et fonctionnels sont décrits comme plutôt satisfaisants chez ces 3 patients, le suivi moyen dépassant les 8 mois.