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Semaine du 29 octobre au 4 novembre 2001
Aspect de la
papille après neuropathie optique ischémique d'origine
artéritique (Ophthalmology 2001 ; 108(9) : 1586-94, SS
Hayreh et al)
Les papilles de 29 patients atteints d'artérite à
cellules géantes prouvée histologiquement par biopsie
d'artère temporale et ayant fait une neuropathie optique
ischémique (NOI) unilatérale, ont été
comparées aux papilles de l'oeil controlatéral,
à la phase aiguë puis lors d'un suivi moyen de 11 mois
(extrêmes de 2 à 102 mois). Un amincissement de l'anneau
neuro-rétinien et une excavation papillaire de l'oeil malade
statistiquement significatifs par rapport à l'oeil sain ont
ainsi été mis en évidence. Ainsi d'après
cette série, les dommages subis par la tête du nerf
optique après NOI dans un contexte de maladie de Horton sont
semblables à ceux observés au cours du glaucome, en
dehors de l'extension des zones d'atrophie péripapillaires,
absentes en cas de NOI. Après discussion, les auteurs
concluent donc que les 2 maladies ont une physiopathogénie
commune faisant intervenir un phénomène
ischémique.
Glaucome par
fermeture de l'angle et pseudotumeur inflammatoire orbitaire
(Ophthalmology 2001 ; 108(9) : 1603-6, CR Bernardino et al)
Les auteurs illustrent le mécanisme physiopathologique du
glaucome par fermeture de l'angle (GFA) survenu dans 3 cas de
pseudotumeur inflammatoire (PTI) de l'orbite, affection
idiopathique. Grâce à l'association de l'IRM et de l'UBM
(BioMicroscopie pas Ultrasons), ils ont pu mettre en évidence
un syndrome d'effusion choroïdienne, dû à
l'inflammation intra-orbitaire, et responsable d'un
déplacement antérieur du corps ciliaire,
lui-même cause de la fermeture de l'angle irido-cornéen.
Chez 2 des 3 patients, le traitement de la PTI a permis la
guérison du GFA.
Correction
chirurgicale de l'hypermétropie (Curr Opin Ophthalmol 2001
; 12(4) : 304-8, NA Sher)
Défi pour l'ophtalmologie, les premières tentatives de
correction chirurgicale de l'hypermétropie remontent à
plus d'un siècle mais les résultats les plus
encourageants n'ont été obtenus que ces
dernières années. Les auteurs rappellent les
différentes techniques, plus ou moins récentes, qui
peuvent être proposées et font le point sur leurs
avantages et leurs inconvénients. Parmi elles les
kératoplasties lamellaires, les
épikératophakies, la photokératectomie
réfractive (PKR), le LASIK, la chirurgie du cristallin clair,
les implants intraoculaires sur oeil phake.... PKR et LASIK sont les
moyens qui donnent à l'heure actuelle les meilleurs
résultats. Grâce à des zones de photoablation de
grand diamètre et des microkératomes performants, le
LASIK permet de corriger jusqu'à 4 à 5 Dioptries et
traite également l'astigmatisme.
Anneau intra-capsulaire en prévention de l'opacification de capsule postérieure : un suivi sur 2 ans (J Cataract Refract Surg 2001 ; 1359-65, O Nishi et al) Dans le but de prévenir l'apparition d'opacités capsulaires antérieures et postérieures, un anneau intra-capsulaire, mis en place au cours de la chirurgie de la cataracte, a été testé sur 60 patients opérés de cataracte liée à l'âge. Cet anneau en PMMA, dont les caractéristiques sont décrites, a été implanté sur l'un des yeux de chaque patient, en association à un implant de chambre postérieure (ICP) alors que l'oeil controlatéral, servant de témoin, n'a reçu que l'ICP. Pendant les 2 années de suivi, le degré de rétraction capsulaire antérieure et d'opacification capsulaire antérieure et postérieure a été étudié. Ces 3 complications étaient significativement réduites dans les yeux porteurs de l'anneau. Cet anneau pourrait donc être utile chez les patients à risque de cataracte secondaire, comme les enfants, et les sujets susceptibles d'avoir une chirurgie vitréo-rétinienne ou une photocoagulation rétinienne.
Manifestations
ophtalmologiques de la tuberculose (Ophthalmology 2001 ; 108(9) :
1580-5, SJ Sheu et al) {sjsheu@isca.vghks.gov.tw}
A propos de 5 observations, revues rétrospectivement, les
auteurs rappellent qu'en cette période
d'épidémie à VIH, la tuberculose est en
recrudescence, et que ses manifestations oculaires doivent
être connues des ophtalmologistes. En effet, il s'agit d'une
maladie curable, mais dont le retard diagnostic et
thérapeutique peut aboutir à des complications ou des
séquelles comme la perte d'un oeil chez 2 des 5 patients
présentés dans cet article. Endophtalmie, uvéite
postérieure avec tubercules choroïdiens de Bouchut,
kératite et masse palpébrale ont été
observées chez ces 5 patients dont il est
précisé qu'ils étaient immunocompétents.
Le diagnostic peut reposer sur la mise en évidence de
mycobacterium tuberculosis, bacille acido-alcoolorésistant
(BAAR), à l'examen direct, sur la culture ou en PCR
(Polymerase Chain Reaction) à partir d'un
prélèvement intra-oculaire.
Oeil sec
post-chirurgie réfractive (Curr Opin Ophthalmol 2001 ;
12(4) : 318-22, RT Ang et al)
Une sécheresse oculaire peut apparaître ou s'aggraver
après PKR (Photokératectomie réfractive) ou
LASIK. Elle peut retarder la cicatrisation cornéenne ou
altérer la qualité de la vision en modifiant les
propriétés optiques de la cornée. Bien que
transitoires (de quelques semaines à un an) ces complications
peuvent inquiéter le patient qui doit donc être
informé de ce risque en pré-opératoire. On
constate une augmentation des symptômes, des lésions
cornéennes à type de kératite ponctuée
superficielle, des anomalies du test de Shirmer et du Break Up time
(BUT). Le mécanisme associe une diminution de la
sensibilité cornéenne, d'où stimulation
insuffisante des glandes lacrymales par rétro-contrôle
et trop faible production de larmes, un excès
d'évaporation, l'inflammation et la toxicité des
traitements utilisés. Les larmes artificielles et les clous
méatiques sont utiles tant que l'insuffisance lacrymale
persiste.