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Semaine du 15 au 21 octobre 2001
Estimation
objective du "haze" et retentissement visuel après
PhotoKératectomie Réfractive (PKR) (Am J Ophthalmol
2001 ; 132(2) : 204-10, C. Van de Pol et al) {www.ajo.com}
{corina.vandepol@se.amedd.army.mil}
Après PKR, des opacités cornéennes transitoires
à type de haze peuvent apparaître. Dans ce travail
prospectif, 44 yeux ont été examinés avant puis
1, 3, 6 et 12 mois après l'intervention. Sept sujets
témoins avaient eu un LASIK ou une pose d'anneaux
intracornéens, non générateurs de haze. Un
prototype de "hazemeter" a été utilisé, qui a
permis des mesures précises du haze, dont le retentissement
visuel a été évalué par 2 tests à
fort et faible contrastes. Le haze, maximal 1 mois après la
PKR, était responsable d'une diminution des performances aux 2
tests, et disparaissait dans environ 8 cas sur 10 au bout de 10 4
mois. Selon les auteurs, le haze intervenait pour 50% dans la baisse
visuelle en post-opératoire précoce, alors que
d'autres facteurs, en particulier liés à la topographie
cornéenne, pouvaient compromettre les résultats
fonctionnels à plus long terme.
Sclérotomies
avec ou sans suture : une étude comparative en UBM
(Ultrasound BioMicroscopy) (Am J Ophthalmol 2001 ; 132(2) :
172-7, AK Kwok et al) {www.ajo.com} {kwokkh@ha.org.hk}
Vingt-cinq patients opérés de vitrectomie trois voies
par la pars plana ont été inclus dans l'étude.
Chez 16 d'entre eux, les sclérotomies ont été
suturées en fin d'intervention, les 9 autres patients ayant
été laissés sans suture. Pour comparer le taux
d'incarcération vitréenne dans les incisions et leur
sévérité, les yeux opérés ont
été examinés en UBM une semaine avant la
chirurgie puis en post-opératoire à une, 2, 3, 4
semaines, et 2, 3 et 6 mois. Le pourcentage d'incarcération
vitréenne dans les sclérotomies était identique
dans les 2 groupes (soit respectivement 85,4% et 85,2%) ainsi que
leur sévérité, estimée sur une
échelle de 0 à 3. La seule différence
significative mise en évidence concernait les
rétinopathies diabétiques proliférantes. Au
cours de la surveillance, aucune modification de l'aspect des
incarcérations vitréennes ni complications qui
pourraient leur être attribuées n'ont été
relevées.
Deux aspects de
dystrophie cornéenne dus à la mutation BIG-H3 R124H
homozyote (Am J Ophthalmol 2001 ; 132(2) : 211-6, H Watanabe et
al) {www.ajo.com} {watanabe@ophthal.med.osaka-u.ac.jp}
Huit patients homozygotes pour la mutation BIG-H3 R124H et porteurs
d'une dystrophie cornéenne ont été
examinés. La moitié d'entre eux présentait des
opacités cornéennes de type I : confluentes et d'aspect
moucheté dans le stroma antérieur, déjà
décrites par de précédents travaux comme
étant en liaison avec la mutation étudiée. Dans
les autres cas, des opacités réticulées (type
II) ont été observées dans le stroma
antérieur, ce qui, à la connaissance des auteurs
n'avait encore jamais été décrit dans ce
contexte. De plus, ce second aspect a été
rencontré chez des sujets tous originaires d'une même
région du Japon. Ce travail met en évidence deux
phénotypes différents de maladie cornéenne pour
la même mutation et montre que d'autres facteurs,
génétiques ou environnementaux, interviennent
probablement dans l'apparition de la dystrophie.
Traitement par
PKT (PhotoKératectomie Thérapeutique) des
kératopathies bulleuses douloureuses : comparaison entre
différentes profondeurs de photoablation(Br J Ophthalmol
2001 ; 85(8) : 912-5, R Maini et al)
Des patients porteurs d'une kératopathie bulleuse douloureuse
avec mauvais pronostic visuel ont été traités
par PKT. Après grattage manuel de l'épithélium
cornéen, la photoablation a été superficielle
dans le premier groupe (8 yeux), intermédiaire dans le second
(5 yeux) et profonde (intéressant 25% de l'épaisseur
cornéenne) dans le troisième (24 yeux). Le suivi moyen
était de 6,5 mois, les extrêmes allant de 1 à 24
mois, et le résultat a été jugé sur la
régression de la douleur et l'utilisation éventuelle
d'un complément de traitement. Dans cette série, c'est
la PKT profonde qui a permis de mieux contrôler la douleur, en
dépit de quelques complications : une uvéite
antérieure aiguë au neuvième mois, 2
ulcérations persistantes, dont une s'est compliquée
d'infection bactérienne récidivante, 3 "gènes"
persistantes et une douleur résistante au traitement
justifiant le recours à une kératoplastie
transfixiante.
Anomalies
microvasculaires rétiniennes et hypertension (Surv
Ophthalmol 2001 ; 46(1) : 59-80, TY Wong et al)
Les anomalies microvasculaires rétiniennes, comme les
rétrécissements artériolaires ou le signe du
croisement artério-veineux, sont dues, entre autres, à
l'hypertension artérielle et à l'âge. Les
études épidémiologiques montrent qu'elles sont
présentes chez 2 à 15% de la population
générale non diabétique et qu'elles
reflètent non seulement le niveau de pression
artérielle présent, mais aussi passé. Il existe
des arguments pour dire que la survenue d'accidents vasculaires
cérébraux (AVC) est associée à la
présence d'anomalies microvasculaires du fond d'oeil. Ainsi,
quantifier ces anomalies grâce aux techniques modernes
d'imagerie pourrait permettre d'évaluer le risque d'AVC chez
un patient donné. Par contre, aucune association avec
l'athérosclérose, les cardiopathies ischémiques
ni la mortalité cardiovasculaire n'a pu être mise en
évidence. Les auteurs font le point sur ce sujet.
Phacoémulsification
après greffe de moelle allogénique (Ophthalmology
2001 ;108(9) : 1682-7, M Balaram et al)
Après greffe de moelle allogénique, certains malades
développent une cataracte. Pour évaluer la
phacoémulsification dans ce contexte, les dossiers de 19
patients (34 yeux) ont été revus. Dans de nombreux
cas, il existait une maladie du greffon contre l'hôte (GVH)
atteignant la glande lacrymale avec hyposécrétion
pouvant retentir sur l'épithélium cornéen. Le
traitement pré-opératoire pouvait associer des larmes
artificielles, un pansement occlusif et différents
immunosuppresseurs. Diverses complications post-opératoires
ont été observées : élévation de
la pression intra-oculaire, aggravation du syndrome sec,
amincissement cornéen, récidive de la GVH à
l'arrêt des immunosuppresseurs, cataracte secondaire. La quasi
totalité des yeux ont récupéré une
acuité visuelle au moins égale à 20/30. La
phacoémulsification semble donc efficace dans cette
indication, à condition de dépister et traiter les
maladies oculaires associées.
Anesthesie
intra-camérulaire : un travail de "l'American Academy of
Ophthalmology" (Ophthalmology 2001 ; 108(9) : 1704-10, CL Karp et
al)
S'appuyant sur une revue des publications de 1968 à l'an
2000, les auteurs établissent des recommandations pour
l'emploi de l'anesthésie intra-camérulaire (AIC), dont
l'efficacité n'est pas admise par tous. Au travers des
différentes études on constate que la lidocaïne
à 1% sans conservateur est bien tolérée par
l'endothélium cornéen mais devient toxique à
des concentrations plus élevées, que lidocaïne et
bupivacaïne peuvent induire des modifications de
l'électro-rétinogramme, et qu'il n'existe pas de
protocole idéal pour utiliser l'AIC. Dans ces conditions,
l'anesthésie topique seule ayant une efficacité
reconnue, il est conseillé de ne recourir à l'AIC qu'en
complément du topique pour améliorer le contrôle
de la douleur si besoin, et de bien réfléchir en
pré-opératoire au type d'anesthésie à
proposer à chaque opéré. Si à court terme
l'AIC semble être sans danger, ses effets à long terme
ne sont pas connus.
Implant de
chambre postérieure (ICP) après rupture capsulaire :
une étude en biomicropie par ultrasons (UBM) (J Cataract
Refract Surg 2001 ; 27(9) : 1423-7, N Loya et al)
Quelle est la situation exacte d'un ICP après chirurgie de la
cataracte compliquée de rupture capsulaire, alors que
l'intention du chirurgien était de l'insérer dans le
sulcus ? Cette étude rétrospective portant sur 36 yeux
opérés d'extraction extra-capsulaire du cristallin
donne des éléments de réponse. La position des
ICP, non suturés et mis en place sur les reliquats
capsulaires, a été étudiée par UBM. Dans
47% des cas, les 2 haptiques se trouvaient dans le sulcus alors que
dans 42% des cas si un haptique était dans le sulcus, l'autre
était en fait dans le sac ou ailleurs. Dans cette
série, au cours d'un suivi de 1 à 6 ans, peu de
complications ont été déplorées, un seul
oeil ayant dû être réopéré à
la suite d'une luxation de l'ICP. Ainsi l'UBM montre que plus de la
moitié des ICP ne sont pas dans le sulcus en cas de rupture
capsulaire per-opératoire.
Opacification de
la capsule postérieure : corrélations
anatomo-cliniques (Ophthalmology 2001 ; 108(9) : 1675-81, L
Werner et al)
Cette étude a été réalisée sur 300
yeux examinés en post-mortem chez des sujets
opérés de cataracte et porteurs d'un implant de chambre
postérieure (ICP). Le comportement de la capsule
postérieure et du sac capsulaire vis à vis de 8 types
d'ICP différents a ainsi pu être analysé,
permettant de faire des comparaisons. Les paramètres
étudiés étaient le degré d'opacification
capsulaire postérieure, coté de 0 à IV, ainsi
que la présence éventuelle d'une rétraction du
sac et d'un décentrement de l'ICP. Le diamètre du
capsulorrhexis était également pris en compte. Les
techniques de l'examen anatomo-pathologique sont
détaillées. Au total, les résultats obtenus
confirment que la survenue d'une cataracte secondaire est
significativement influencée à la fois par le
matériau et par le design de l'ICP, et précisent que le
type de phimosis capsulaire en dépend aussi.
Syndrome de
Terson et hémorragie intra-vitréenne : à propos
d'un cas (Ophthalmology 2001 ; 108(9) : 1654-6, T Ogawa et
al)
Le cas d'une patiente de 50 ans examinée pour syndrome de
Terson est rapporté. L'hémorragie
sous-arachnoïdienne était associée à une
hémorragie intra-vitréenne unilatérale dont les
auteurs ont cherché à connaître le
mécanisme. Une fois les milieux intra-oculaires
éclaircis, une angiographie rétinienne en
fluorescéine a permis de mettre en évidence une fuite
du colorant localisée au pourtour de la papille de l'oeil
atteint. Il semble donc que l'hypertension intra-crânienne
induite par l'hémorragie méningée ait
provoqué des lésions péri-papillaires en suivant
un trajet le long de la gaine du nerf optique, expliquant ainsi
l'hémorragie intra-vitréenne
associée.