L’accès « spécifique »
doit être spécifiquement médical.
Les ophtalmologistes se réjouissent de l’accord conclu avec l’assurance
maladie, qui leur accorde un « accès spécifique »
pour la prescription de lunettes, et pour le dépistage et le suivi du
glaucome.
Ils se félicitent de voir enfin officiellement
reconnu par l’assurance-maladie et les professionnels médicaux
ce grave problème de santé publique.
LE GLAUCOME touche près d’un million de patients + 800 000 qui,
faute d’avoir été détectés, ignorent qu’ils
sont touchés et risquent d’évoluer vers une cécité
irréversible.
Ils se réjouissent de voir aboutir
les efforts de prévention, de dépistage et d’information
sanitaire qu’ils réalisent chaque jour à l’occasion
des prescriptions de lunettes.
LE DEPISTAGE ET LE SUIVI DU GLAUCOME exigent des examens particulièrement
complexes,( un interrogatoire, une mesure de tension, un examen du fond d'oeil,
un champ visuel et une mesure de l'épaisseur cornéenne), tous
gestes officiellement reconnus comme étant réservés à
du personnel médical formé.
Ils récusent les doutes émis
sur la capacité de la profession à assumer cette mission.
LE DEPISTAGE ET LE SUIVI DU GLAUCOME vont pouvoir être considérablement
renforcés, d’une part grâce aux nouvelles dispositions décidées
entre l’assurance maladie et les représentants des médecins,
mais aussi par le développement de la collaboration entre les ophtalmologistes
et les orthoptistes, comme aides techniques.
Cette nouvelle articulation, récemment proposée par les deux
professions, est opérationnelle dans un nombre croissant de cabinets
médicaux et d’unités d’ophtalmologie, et permet de
réduire les délais de rendez-vous tout en maintenant un très
haut niveau de qualité et de sécurité.
ILS S’INQUIETENT DES DECLARATIONS DE LA MAAF
REVENDIQUANT UN « DROIT » DES OPTICIENS AU DEPISTAGE DU GLAUCOME
Est-ce aux vendeuses de soutien-gorges
de dépister le cancer du sein?
POUR DYNAMISER SON RESEAU D’OPTICIENS SANTECLAIR, LA
MAAF ENVISAGE DE FINANCER DES ACTES DE PREVENTION, NOTAMMENT
VIS-A-VIS DU GLAUCOME, EN INCITANT SES « CLIENTS » A SE FAIRE DEPISTER
PAR DES OPTICIENS, AU LIEU DE CONSULTER UN OPHTALMOLOGISTE
Comment la MAAF peut-elle se prévaloir
de faire du dépistage, sans compétences ophtalmologiques reconnues
et alors qu’elle fait obstruction à toute coordination qui permettrait
de prendre en charge les cas dépistés ?
la MAAF refuse tout contact
la liste des opticiens Santéclair est secrète
La formation et les protocoles sont inconnus
Le « client » risque d’être rassuré à
tort par le « vendeur » Santéclair, qui pourra aussi passer
du même coup à côté d’un certain nombre de graves
maladies de la vue (cataractes, DMLA, rétinites diabétiques, décollements
de rétine, mélanomes, tumeurs intra-crâniennes…)
Sur les 3 millions d'adhérents que revendique la MAAF, on peut estimer,
d’un point de vue statistique, qui risquent d’échapper au
dépistage et au suivi:
40 000 glaucomes
17 500 cataractes
64 800 DMLA
105 000 diabétiques
200 décollements de rétine / an
21 mélanomes / an
300 Tumeurs intracrâniennes /an
Comment la MAAF peut-elle proposer une «
consultation » dans un magasin d’optique ?
La consultation n’est pas un acte commercial. Elle
doit respecter :
L’intimité et la confidentialité, difficiles à
concevoir dans un magasin d’optique
Le secret médical : un commerçant peut-il collecter des données
médicales et les utiliser pour sa force de vente ?
Le Conseil National de l'Ordre est saisi : En cas d'accident
de la route, par exemple, il y a un risque que l'assureur refuse de prendre
les frais à sa charge s’il est prouvé par l'opticien Santéclair
que l'acuité est inférieure à l'acuité légale
pour conduire… ________________________________________________