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Syndicat National des Ophtalmologistes de France

Dr Seegmuller
Dr Seegmuller

Président Dr Seegmuller
le 22 décembre 2004

GLAUCOME EN CONSULTATION DIRECTE

L’accès « spécifique » doit être spécifiquement médical.

Les ophtalmologistes se réjouissent de l’accord conclu avec l’assurance maladie, qui leur accorde un « accès spécifique » pour la prescription de lunettes, et pour le dépistage et le suivi du glaucome.

LE GLAUCOME touche près d’un million de patients + 800 000 qui, faute d’avoir été détectés, ignorent qu’ils sont touchés et risquent d’évoluer vers une cécité irréversible.

LE DEPISTAGE ET LE SUIVI DU GLAUCOME exigent des examens particulièrement complexes,( un interrogatoire, une mesure de tension, un examen du fond d'oeil, un champ visuel et une mesure de l'épaisseur cornéenne), tous gestes officiellement reconnus comme étant réservés à du personnel médical formé.

LE DEPISTAGE ET LE SUIVI DU GLAUCOME vont pouvoir être considérablement renforcés, d’une part grâce aux nouvelles dispositions décidées entre l’assurance maladie et les représentants des médecins, mais aussi par le développement de la collaboration entre les ophtalmologistes et les orthoptistes, comme aides techniques.

Cette nouvelle articulation, récemment proposée par les deux professions, est opérationnelle dans un nombre croissant de cabinets médicaux et d’unités d’ophtalmologie, et permet de réduire les délais de rendez-vous tout en maintenant un très haut niveau de qualité et de sécurité.

ILS S’INQUIETENT DES DECLARATIONS DE LA MAAF REVENDIQUANT UN « DROIT » DES OPTICIENS AU DEPISTAGE DU GLAUCOME

 

Est-ce aux vendeuses de soutien-gorges de dépister le cancer du sein?

POUR DYNAMISER SON RESEAU D’OPTICIENS SANTECLAIR, LA MAAF ENVISAGE DE FINANCER DES ACTES DE PREVENTION, NOTAMMENT VIS-A-VIS DU GLAUCOME, EN INCITANT SES « CLIENTS » A SE FAIRE DEPISTER PAR DES OPTICIENS, AU LIEU DE CONSULTER UN OPHTALMOLOGISTE

Comment la MAAF peut-elle se prévaloir de faire du dépistage, sans compétences ophtalmologiques reconnues et alors qu’elle fait obstruction à toute coordination qui permettrait de prendre en charge les cas dépistés ?

Le « client » risque d’être rassuré à tort par le « vendeur » Santéclair, qui pourra aussi passer du même coup à côté d’un certain nombre de graves maladies de la vue (cataractes, DMLA, rétinites diabétiques, décollements de rétine, mélanomes, tumeurs intra-crâniennes…)

Sur les 3 millions d'adhérents que revendique la MAAF, on peut estimer, d’un point de vue statistique, qui risquent d’échapper au dépistage et au suivi:

40 000 glaucomes
17 500 cataractes
64 800 DMLA
105 000 diabétiques
200 décollements de rétine / an
21 mélanomes / an
300 Tumeurs intracrâniennes /an

Comment la MAAF peut-elle proposer une « consultation » dans un magasin d’optique ?

La consultation n’est pas un acte commercial. Elle doit respecter :

Le Conseil National de l'Ordre est saisi : En cas d'accident de la route, par exemple, il y a un risque que l'assureur refuse de prendre les frais à sa charge s’il est prouvé par l'opticien Santéclair que l'acuité est inférieure à l'acuité légale pour conduire… ________________________________________________

Contact Presse:
Nicole Priollaud

Tél : 01 45 25 33 17 et 06 09 48 50 38

Fax : 01 45 25 35 76

email :

nicole priollaud