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Fig. 1 - Rembrandt : "Tobie guérissant son
père de la cécité" (Staatsgalerie Stuttgart),
1636.
Le professeur Streiff de Lausanne était un bibliophile averti. Héritier d'une grande qualité ophtalmologique par son père, oculiste, il fut lui-même en contact étroit avec toute l'Ophtalmologie mondiale, et put réunir, au cours de sa vie, un ensemble de livres impressionnant. La plus grande partie de ceux-ci font aujourd'hui la joie d'une université américaine. Il avait cependant conservé jusqu'à sa mort quelques ouvrages de référence, et quelques publications historiques européennes. Cette étude a été permise par ces livres.
La fin du XIXème siècle et le début du XXème siècle ont été marqués, dans toute l'Europe, et en particulier en Allemagne, par un effort intense de recherche basé sur des études historiques documentées. Les médecins, à cette époque, étaient pour la plupart polyglottes et maniaient également avec aisance les langues mortes, tout au moins le grec et le latin. Il est un peu surprenant aujourd'hui de voir des citations sans traduction, mais il était évident alors que le lecteur n'en avait pas besoin.
Sur tous les livres de sa collection, le Pr. Streiff avait apposé un ex-libris représentant l'histoire de Tobie guérissant son père de la cécité.
Cette gravure célèbre est l'oeuvre de Rembrandt. Au dessus, on lit une inscription éloquente : 'Nul effort n'est perdu ".
C'est en hommage à notre maître et ami, pour tous les ophtalmologistes du monde passionnés d'art et d'histoire, que nous souhaitons reprendre un récit déjà traité par de nombreux auteurs.
Exégèse cristalline (page 2)
Transpositions picturales (page 3)
Du regard de Rembrandt sur la chirurgie oculaire (page 4)